Aller au contenu principal

« Nous remettons nos comptes courants d’associé à zéro à chaque assemblée générale »

Dorothée et Antton Diratchette, en Gaec, maraîchers à Mendionde (dans les Pyrénées-Atlantiques) sont extrêmement vigilants sur la gestion de leurs comptes courants d’associé. Témoignage.

Dorothée et Antton DIRATCHETTE, associés du Gaec Lekuberri, dans leurs serres de production de fraises.
Au Gaec Lekuberri, l'assemblée générale ordinaire est l'occasion de piloter leurs comptes courants d'associés.
© Nadia Savin

« Depuis que j’ai acheté les parts sociales de ma belle-mère à son départ à la retraite, qui était associée à mon mari Antton, nous sommes en Gaec entre époux. Nous savons qu’une distorsion de comptes courants d’associé pourrait créer des disparités entre nous et des déséquilibres de leadership. Pour éviter cela, nous nous sommes imposés de remettre à zéro nos comptes courants annuellement à l’issue de l’assemblée générale ordinaire, au cours de laquelle nous les pilotons », confie Dorothée Diratchette, en Gaec à Mendionde dans les Pyrénées-Atlantiques. 

Nous conservons un fonds de roulement d’environ 20 000 € 

« Pendant quelques années, nous avons fait des bénéfices sans pour autant dégager de trésorerie, car nous construisions un bâtiment d’exploitation sur un terrain appartenant au Gaec. Ces années-là, nous mettions en autres réserves les bénéfices, nous contentant de nos seules rémunérations du travail. Ce n’était pas un sacrifice puisque nous retrouverons les bénéfices non distribués à la sortie dans la valorisation des parts sociales. Ce pilotage était plus cohérent avec les capacités financières de la ferme. Maintenant que la situation est plus confortable, nous nous distribuons une part de bénéfice à hauteur de ce que le Gaec peut se permettre. Nous conservons un fonds de roulement d’environ 20 000 € », poursuit-elle.

Nous ne mélangeons pas le professionnel et le familial

«  Nous sommes extrêmement vigilants à ce qu’il y ait le moins possible d’opérations qui passent en compte courant d’associé. Nous ne mélangeons pas le professionnel et le familial. La ferme a ses propres abonnements d’électricité, d’eau, de téléphone, et nous paye nos cotisations sociales. En maraîchage, contrairement à d’autres productions, il faut peu de foncier. Le Gaec a donc pu acquérir celui-ci pour éviter toute convention de mise à disposition qui aurait pu engendrer une inégalité entre conjoints. »

Lire aussi :

Cession d’activité : comment résorber son compte courant d’associé ?

Société agricole : comment piloter son compte courant d’associé ?

Compte courant d’associé : « J’ai résorbé un crédit de 100 000 euros en un procès-verbal »

Les plus lus

<em class="placeholder">Le kiwiculteur (producteur de kiwis) Gilles Lambert posant dans son verger en Dordogne.</em>
Dordogne : « J’ai signé un contrat de parrainage pour ne pas laisser mon jeune repreneur partir la fleur au fusil », témoigne Gilles Lambert, producteur de kiwis

Gilles Lambert, kiwiculteur de 65 ans installé en bio en Dordogne, est engagé dans un contrat de parrainage avec un jeune…

Maraîchage : « Nous n’avons pratiquement plus de problème de puceron »

Producteur de légumes en Vendée, Marco Altamirano a réglé son problème de puceron grâce aux plantes de service.

<em class="placeholder">Catherine Mingam, productrice de rhubarbe dans le Finistère.</em>
Finistère : « En rhubarbe, la principale difficulté est la gestion de l'enherbement »

Productrice de légumes dans le Finistère, Catherine Mingam s’est diversifiée en 2017 dans la rhubarbe. Une culture entièrement…

<em class="placeholder">laitue iceberg nord plein champ protection phytosanitaire puceron Movento perte économique</em>
Laitue dans le Nord : « Sans le Movento, on est vraiment dans l’impasse »

Jean-Christophe Saingier, producteur de laitues Iceberg à Verlinghem dans le Nord, témoigne de sa difficulté à lutter…

<em class="placeholder">Marco Altamirano (à droite) et Romain Sochard, maraîchers en Vendée.</em>
Vendée : « Tous nos légumes sont vendus en panier bio en Angleterre »
Basés en Vendée, Marco Altamirano et Romain Sochard produisent des légumes bio qui sont vendus à un seul client pour la…
<em class="placeholder">En combinant occultation et désherbage thermique, Adrien Cano a économisé plusieurs jours de désherbage à la levée de ses carottes.</em>
Carotte en Vendée : « J’ai économisé plusieurs jours de désherbage »

Adrien Cano et Marine Dunand cultivent des légumes en maraîchage bio diversifié à Maché en Vendée. Depuis leur installation en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes