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Tomate & Concombre - Interview de Laurent Bergé, président de l’AOP
« Notre objectif est de toujours rassurer le consommateur »

Laurent Bergé, président de l’AOP Tomates et Concombres de France et producteur de tomates en région nantaise, détaille les programmes pour 2013 visant essentiellement à renforcer la qualité des produits mis en vente.

Fld : Suite à la crise du concombre en 2011 provoquée par l’affaire E.Coli, l’association Tomates et Concombres de France a décidé de sticker les produits. A-t-il été facile de mettre en œuvre une telle procédure ?
Laurent Bergé :
Dès la fin de la crise, nous avons décidé de renforcer notre identité produit et d’imposer une étiquette sur les concombres. Mais l’opération a seulement démarré en fin de saison 2012 et un quart seulement ont été stickés Concombre de France. La mise en place a été longue. Il a fallu démarcher les fabricants d’étiqueteuses automatiques. Après avoir retenu la société Sinclair, reconnue dans le domaine, les outils ont été conçus et adaptés sur les différentes calibreuses existantes. Tous les sites de production ont dû être visités. Certaines machines ont même été prévues pour ne pas sticker les concombres destinés à l’industrie. Le constructeur met la machine à disposition, l’installe et l’entretient. Elle se rémunère par la commercialisation des étiquettes.

Fld : L’étiquetage aura-t-il lieu également pour les tomates ?
Laurent Bergé :
Nous en étudions la possibilité mais pas sur chaque fruit. Cela serait trop coûteux. Une expérience pilote démarre en avril sur des tomates en vrac en espérant qu’elle se généralisera en 2014.

Fld : Outre ce projet de mieux identifier les tomates et les concombres de France, quels programmes envisage l’AOP pour 2013 ?
Laurent Bergé :
Pour une durée de six ans, nous démarrons le réseau Dephy Ecophyto. L’objectif est de déterminer les techniques les plus innovantes et les plus efficaces capables de limiter l’emploi de produits phytosanitaires bien au-delà de ce qui se réalise aujourd’hui. Le challenge est de taille puisque nous sommes parmi les filières les moins consommatrices. Ces pratiques seront recueillies au sein des exploitations en lien avec les stations d’expérimentation (1) qui apporteront leur contribution. Le réseau Dephy Ecophyto nous permettra ainsi d’harmoniser les pratiques au sein d’une même région. En intégrant toutes les méthodes alternatives, nous espérons tendre vers le zéro traitement sans supprimer totalement les pesticides afin de pouvoir faire face par exemple à de nouveaux parasites. Nous savons d’ores et déjà que la réussite passe par plus de formations du personnel, à l’identification des parasites et de leurs ennemis et sans doute par de l’investissement en matériel pour optimiser les conditions de production.

Fld : En 2012, Tomates et Concombres de France a communiqué sur la charte qualité auprès des consommateurs. Renouvelez-vous l’opération cette année ?
Laurent Bergé :
Le programme de communication de cette saison est toujours de rassurer le consommateur sur la qualité de nos produits. Des animations magasins, avec serre gonflable, ateliers de démonstration, dégustation et jeux sont prévus ainsi que des affiches, des flyers avec un QR code renvoyant sur la charte qualité.

Fld : A combien estimez-vous le budget de cette communication ?
Laurent Bergé :
850 000 euros.

(1) Cate dans le Finistère, Arelpal en Loire-Atlantique, Aprel dans les Bouches-du-Rhône, Celtmo dans le Loiret et Savéol Nature dans le Finistère.

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