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Bretagne
Ne pas rater le tournant du drive

Pour Emmanuel Descloux, directeur marketing chez Prince de Bretagne, le drive est un enjeu majeur pour les fruits et légumes pour les cinq ans à venir.

Depuis quelques mois, le phénomène du drive connaît en France une croissance exponentielle. « Alors que l'on avait 1 300 drive l'an passé, on dépasse les 2 200 unités un an après. On devait atteindre les 3 MdE de chiffre d'affaires en fin d'année 2013 et ce chiffre est déjà atteint au 1er juin », constate Emmanuel Descloux, directeur marketing chez Prince de Bretagne. Même si Sylvia Pinel, ministre du Commerce, a annoncé sa volonté d'encadrer le développement du drive, le phénomène, selon lui, est une vraie révolution, de la même ampleur que l'apparition des hypermarchés. « Le prix est souvent le même qu'en magasin et le gain de temps est tel qu'un consommateur qui y a goûté ne revient pas en arrière. » Et pour le responsable marketing, les fruits et légumes frais ont leur place dans l'offre des drive. « L'assortiment est encore limité et porte surtout sur de la MDD mais il augmente rapidement, constate-t-il. Le fait de ne pas pouvoir voir et toucher les produits n'est pas vraiment un frein car les préparateurs les choisissent comme s'ils le faisaient pour eux. » Et Emmanuel Descloux voit dans le drive plusieurs avantages pour la filière. « Par rapport à un magasin, où tous les clients ne passent pas forcément par le rayon fruits et légumes, ceux-ci se retrouvent au même niveau que la conserve ou le surgelé, ce qui représente un gain potentiel de nouveaux consommateurs. De plus, comme le client qui commande au drive a besoin de repères, cela peut être un atout pour les marques de fruits et légumes connues comme Prince de Bretagne. Enfin la promotion peut être beaucoup plus réactive et en adéquation avec le climat. » La principale contrainte est que les produits doivent être préemballés et à prix fixe, ce qui pose problème par exemple pour la tomate grappe mais peut aussi être une opportunité pour des produits qui n'avaient pas forcément percé en magasin. Parce que l'enjeu est de taille, Prince de Bretagne a donc intégré le drive dans sa réflexion gamme et présenté aux distributeurs des listes de produits à sa marque pouvant convenir au drive. Avec parfois la difficulté que les interlocuteurs ne sont plus forcément les mêmes et ne connaissent pas toujours aussi bien les fruits et légumes.

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