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Région parisienne
Naturalia propose ses légumes d’origine francilienne

Répondant à une demande croissante de consommer local, l’enseigne propose désormais chaque semaine une gamme de légumes bio produits en Ile-de-France.

L’enseigne bio Naturalia a présenté, le 1er juin, dans son magasin du boulevard des Batignolles à Paris, sa nouvelle gamme de légumes bio labellisée Ile-de-France. « Ce projet, initié il y a un an, a été mis en place grâce à la structuration de la filière bio en Ile-de-France, et notamment la création de l’association Fermes bio d’Ile-de-France (FBIDF), qui a permis de regrouper les volumes suffisants », a indiqué Alain Carini, directeur général de Naturalia. Le principe est de proposer toute l’année des légumes qui, commandés le lundi, seront récoltés au plus tôt le mercredi, puis livrés à la plate-forme des producteurs de Rungis avant d’être redirigés vers l’entrepôt Naturalia de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) pour être livrés chaque vendredi dans les magasins d’Ile-de-France. Alain Carini explique : « Nous appliquons, après calcul des charges, un coefficient de 1,5 à 1,7 % seulement. En revanche, la proximité et l’extrême fraîcheur occasionnent nettement moins de perte. » La gamme se construira en fonction des saisons. Les légumes sont fournis par les cinq maraîchers de l’association FBIDF, avec la volonté de revenir sur des circuits de commercialisation plus longs. « En Ile-de-France, la plupart des agriculteurs bio ont choisi le système des Amap et font des paniers, de la vente directe, explique Ronaldo Oyama, producteur en Essonne et président des FBIDF. Avec l’association, nous proposons des débouchés commerciaux à long terme (cantines scolaires, restauration collective, magasins Naturalia). » L’association créée en avril 2011, regroupe une trentaine d’agriculteurs (maraîchers, laitiers, céréaliers). Ils ont choisi de ne pas vendre leurs produits à la GMS. « Et pourtant, ce ne sont pas les propositions qui manquent », reprend Ronaldo Oyama. Le rayon Ile-de-France de Naturalia est clairement identifié par le label Saveurs Paris Ile-de-France Bio et il représente aujourd’hui 5 % du rayon. « C’est encore peu, mais nous travaillons à monter en puissance », précise Alain Carini. Ce jour-là sur l’étal : de la salade, des radis, des épinards… « Dans quelques semaines, nous aurons des tomates, des courgettes, des aubergines », ajoute Ronaldo Oyama. Mais pas de haricots verts ou de petits pois ? « Impossible pour nous de commercialiser ce type de produits en circuit long, à moins que les consommateurs ne soient prêts à dépenser 15 à 20 €/kg ! »

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