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Melon : comment évolue l’assortiment en point de vente au cours de la saison ?

Le melon est un des produits phares de l’été. D’avril à septembre, on le retrouve dans plus d’un point de vente sur deux. Les données d’analyse de l’offre permettent de caractériser et de situer précisément l’offre melon en point de vente.

La présence du melon sur les étals français atteint son pic en juillet.
La présence du melon sur les étals français atteint son pic en juillet.
© RFL

Le melon, tous types confondus, est présent dans 92 % des points de vente en juillet. C’est ce qu’indiquent les données d’analyse de l’offre tirées des relevés mensuels en magasin. « Pour caractériser sa présence, on emploie le terme de détention, explique Stéphane Tapia, du CTIFL, lors de la dernière journée nationale melon. Le taux de détention traduit la proportion de points de vente qui détiennent le produit sur un ou plusieurs mois, au moment des relevés. »

Après une croissance sur les mois de février et mars, la détention du melon tous types confondus atteint un premier palier en avril, avec une présence avoisinant les 65 %. Cette présence continue de se renforcer sur le printemps pour atteindre un pic en juillet, puis se stabiliser sur les mois d’été. Une chute du taux de détention est ensuite observable de septembre à octobre, où plus de la moitié des magasins réduisent ou suppriment la présence de cette famille dans leur assortiment. À l’année, le taux de détention moyen est de 51 %.

Le Charentais présent dans 85 % des points de vente

« On perçoit un contraste significatif en point de vente entre melon conventionnel et melon bio, souligne Stéphane Tapia. Pour le conventionnel, le pic de détention se situe en juillet, avec une présence de l’espèce dans 83 % des magasins. A contrario, le taux de détention pour le melon bio atteint son pic plus tardivement, en août, avec un taux de détention frôlant les 30 %. » Le type commercial de melon le plus détenu est bien sûr le Charentais. Il est présent dans 85 % des points de vente en juillet. Viennent ensuite le melon jaune Canari avec 37,5 % de détention, le melon vert Piel de Sapo avec 32 % et le melon Galia avec 19,3 %. Ces trois types de melon sont principalement détenus dans les enseignes généralistes, en hypermarchés, supermarchés et dans les enseignes à dominante marque propre (EDMP, ex-hard-discount). Ils sont aussi largement détenus en grande surface frais.

« Ce sont les EDMP qui sont les premières à détenir fortement le melon charentais en magasin, poursuit Stéphane Tapia. Plus de neuf magasins sur dix le détiennent en mai. » Pour les autres formats de magasin, la détention atteint un pic en juillet, avec les hypermarchés, puis les supermarchés et les magasins de proximité. Concernant les points de vente spécialistes, la plus forte présence du melon charentais est visible dans les grandes surfaces frais, en août avec une détention de 100 % : toutes les grandes surfaces frais visitées en août possèdent du melon charentais dans leur assortiment. Viennent ensuite les magasins bio, les primeurs en magasin et les primeurs sur marché, qui proposent quant à eux la détention la plus forte en juillet.

En pratique

Concernant la présence des origines en point de vente, le début d’année est marqué par l’origine Maroc : un point de vente sur trois détient en mai cette origine. Puis vient l’Espagne, avec un point de vente sur deux en juillet qui propose du melon espagnol. L’origine France arrive avec force à partir du mois de mai-juin et atteint sa détention maximale en août, avec une présence dans quasiment 80 % des points de vente.

Le melon est principalement vendu à la pièce. Au mois de juillet, 88 % des références présentes en point de vente se vendent à la pièce. La vente en vrac ou au poids représentent seulement 12 % de l’offre proposée et se fait principalement en grandes surfaces frais et chez les primeurs en magasin.

Le melon fait partie du top 5 des fruits les plus promotionnés. De juin à août, plus d’un point de vente sur dix propose cette famille en promotion. On atteint un pic en juillet avec plus de 15 %. Les promotions touchent principalement le melon charentais. Les points de vente qui les pratiquent le plus sont les hypermarchés. En juillet, c’est un hypermarché sur trois qui propose le melon en promotion. En août, les grandes surfaces frais proposent davantage des promotions (un point de vente sur trois également).

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