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Industrie
Mc Cain s’achemine vers un accord avec ses producteurs pour 2007

“Tous les producteurs de pommes de terre engagés contractuellement avec Mc Cain depuis trois ans ont perdu plus de 20 % de leur revenu. C’est pourquoi nous demandons la réévaluation d’au moins 20 % des prix des contrats pour cette prochaine campagne”, explique Eric Delacour, président du Groupement des producteurs livrant aux usines Mc Cain (Gappi). Producteurs et industriels sont actuellement en pleine négociation avec une volonté partagée d’aboutir à un accord au plus vite.

Cette campagne devrait initier un virage dans la politique contractuelle de Mc Cain. Les deux parties se sont rencontrées une nouvelle fois ce 8 janvier et promettent un accord qui devrait être présenté lors de l’assemblée générale du Gappi le 20 février prochain. “On va faire des propositions différentes de celles des autres années”, explique Eric Delacour qui, dès son arrivée à la présidence du groupement, voulait remettre à plat l’ensemble de la politique contractuelle. D’ici là, le nouveau site Internet du Gappi devrait permettre des simulations et il n’est pas exclu que les contrats pluriannuels fassent leur apparition en contrepartie d’une révision de certains cahiers des charges.

Jean Cordier, président du département économie rurale et gestion d’Agrocampus Rennes qui est le spécialiste de la gestion du risque et de l’analyse des marchés, sera l’invité de cette assemblée générale. Il devrait y fournir quelques pistes de réflexion.

Pas question encore de remise à plat des contrats

“Nous ne serons pas prêts cette année”, expliquent Eric Delacour et Jean Bernou, président de Mc Cain Europe Continentale, convaincus qu’il faille au minimum trois ans pour y parvenir. Ce dernier se dit néanmoins favorable à une telle révision (“pour tenir compte des nouvelles tendances du marché, mais en préservant néanmoins la compétitivité de l’entreprise”).

Beaucoup de paramètres ont changé qui militent pour une telle remise à plat. “Les producteurs ne font plus de pommes de terre, ils assurent avant tout une marge et sont donc en attente d’une nécessaire revalorisation”, souligne Eric Delacour. Et puis, il y a l’appel d’air des cultures liées aux développements des agroressources. Rien ne dit que les producteurs ne se détourneront pas de la pomme de terre pour d’autres spéculations et que Mc Cain ait de plus en plus de mal à trouver ses hectares !

“Nous ne sommes pas inquiets”, précise Jean Bernou, en faisant état des offres multiples provenant d’Allemagne ou de Belgique. Et le président de Mc Cain d’ajouter aussitôt : “mais nous mettrons un point d’honneur à travailler avec des agriculteurs français !”.

Chacun le sait bien : la pomme de terre cultivée en France figure parmi les meilleurs tubercules européens sur le plan qualitatif. Industriels et producteurs français devront se serrer les coudes pour tout faire pour que cela dure, notamment devant les contraintes nouvelles de la politique de l’eau.

Environ 60 % des hectares de pommes de terre sont irrigués. C’est la contrepartie indispensable à cette image de qualité que les producteurs français ont réussi à imposer en Europe !

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