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Salon international
Madrid aux portes de Berlin

Mais où s’arrêtera Fruit Attraction ? Déjà, l’an dernier, on avait souligné l’ampleur grandissante que prenait, au fil des ans, le salon professionnel de f&l madrilène. Cette année encore, un nouveau pas a été franchi. Plus d’exposants, plus de mètres carrés occupés, plus de visiteurs et plus de « contacts professionnels de qualité », comme on nous l’a souligné à maintes reprises, mais également plus de conférences, des réunions ou de visites organisées en marge. La comparaison avec Berlin est inévitablement sur toutes les lèvres lorsque les entreprises nous parlent de ces trois jours passés dans l’enceinte du Parc des expositions Juan Carlos.

La France coupée en deux

La France (avec ses 117 entreprises exposantes sans compter les 93 venues se relayer sur l’espace de Saint-Charles Export) était encore le premier pays représenté après l’Espagne au niveau des exposants. Elle occupait cette année une partie du hall 8. Mais, à l’intérieur, les exposants hexagonaux étaient répartis en deux. À l’entrée, les Français exposant sous pavillon Business France (avec les différentes régions notamment) et, plusieurs rangs d’exposants espagnols plus loin, les Français exposant par le biais d’Interfel. Une configuration inédite, bénéfique pour certains (qui ont ainsi vu rencontrer des visiteurs qui n’avaient pas prévu passer voir les stands français) ; dommageables pour d’autres (comme Informia, qui aurait préféré n’être entouré que d’exposants français, sa cible première ; et d’autres qui se sont trouvés face à un concurrent espagnol, proposant exactement les mêmes produits). Certains exposants français s’étaient exilés, peut-être un peu plus que les autres années, dans d’autres pavillons en fonction de leurs cibles.

Beaucoup de “premières fois”

Parmi les visiteurs interrogés, certains nous ont dit avoir été étonnés par le nombre de nouveaux exposants. On en a rencontré plusieurs. Pour l’organisation de producteurs En’Diva sur le stand des Hauts-de-France, « le fait de pouvoirs exposer par le biais des régions, est très intéressant, pour des petites structures comme la nôtre, indique Alban Descamps, directeur administratif. Cela nous permet de montrer que nous avons une dimension export ». Pour Jacques Deramecourt, gérant de Picvert, qui exposait aussi pour la première fois à Madrid, « c’est un deuxième Berlin. Cela fait maintenant deux rendez-vous annuels. Certains clients sont ici mais ne viendront pas à Berlin ». « Jusqu’ici, on venait seulement en tant que visiteurs. Fruit Attraction est un salon à taille humaine, où l’on accorde pour les rencontres plus de temps qu’à Berlin », indique Valéry Caprara, directeur d’enseigne nationale GMS pour Jardins du Midi.

Demande en bio et des producteurs venus en force

Parmi les points observés par de nombreux exposants : la demande en bio. Elle a été « omniprésente » et « exponentielle », nous indique-t-on. Très remarquée aussi la présence, dans les allées, de nombreux producteurs, espagnols pour la plupart. Une raison : plusieurs conférences étaient organisées à leur attention. Ils en ont profité pour visiter le salon et… proposer leur production aux divers exposants venus du monde entier.

(Lire aussi ici et )

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