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Enseignes de proximité GMS
L'inexorable expansion du magasin de proximité

En 2015, on comptait plus de 8 500 points de vente de proximité (moins de 100 m2 ) en France. Ils étaient 6 100 dix ans plus tôt.

Les magasins de proximité développés par la GMS sont vus aujourd'hui comme les principaux concurrents (après les ventes au déballage tout de même) des commerces traditionnels. Ils ont connu une progression fulgurante ces dix dernières années. C'est ce que montre en tout cas, une enquête de Nielsen TradeDimensions, que Bonial, portail d'information permettant au grand public de consulter les catalogues et prospectus autour de chez soi, a mis en infographies dynamiques sur son site.

Les raisons du succès

Pour Nielsen, les chiffres parlent d'eux-mêmes : s'il y avait en France environ une supérette pour 10 342 habitants en 2005, on en compte désormais une pour 7 435 habitants en 2015. « Le marché s'est développé depuis huit-dix ans, aussi bien en termes de nombre de points de ventes que de croissance. Au point que l'on peut aujourd'hui considérer que la proximité représente 10 à 12 % du chiffre d'affaires de la distribution, et presque le tiers de la croissance du secteur », reconnaît Matthias Benahya-Lazarus, président de Bonial. On s'interroge sur la raison du succès : est-ce parce qu'il existe une attente sociologique que le format s'est ainsi développé ? Ou est-ce la présence de plus en plus affirmée de ce type de magasins qui a entraîné le consommateur ? « Pour ma part, je penche plutôt pour la seconde option, souligne-t-il. La progression de la proximité montre deux choses : d'abord que les efforts considérables consentis par les enseignes sur ce segment – jadis délaissé au profit des hypermarchés-supermar-chés – ont été remarqués et récompensés par les consommateurs. Ensuite, lorsque la qualité des magasins et celle de leurs assortiments sont au rendez-vous, une frange de la population sait voir au-delà du prix pour valoriser le service et la praticité. »

Une France à plusieurs niveaux

Le panorama français est loin d'être uniforme. Le département qui recense le plus de magasins de proximité est Paris, tandis que celui avec la plus faible présence est le Territoire de Belfort : 650 supérettes pour le premier, 6 pour le second. Paris enregistre la progression la plus élevée, avec 342 nouvelles supérettes, soit une progression de 111 % ! Juste derrière, les Hauts-de-Seine (+ 136) et les Bouches-du-Rhône (+ 101) occupent les deux autres marches du podium. A l'inverse, certains départements ruraux sont marqués par un solde négatif du nombre de points de vente en activité : en dix ans, 7 supérettes en moins pour le Jura, par exemple.

« La proximité représente 10 à 12 % du chiffre d'affaires de la GMS ».

Ce n'est pas surprenant pour Matthias Benahya-Lazarus : « Plus l'environnement urbain est dense, plus le format de proximité a du sens. Paris a été le premier marché attaqué. Normal, compte tenu du pouvoir d'achat des Parisiens et du fait qu'ils n'ont pas de voiture ». Il modère la baisse en province. « La croissance du format dans les communes rurales est intéressante, où des enseignes comme Intermarché Contact par exemple, répondent à une demande sociétale, avec plus de services, plus de flexibilité dans les horaires, etc. »

 

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