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Nord
Lille veut révolutionner les transports urbains de son centre-ville

La métropole lilloise expérimente depuis 2012 ses premiers services innovants de logistique urbaine. Avec pragmatisme et sans idée préconçue. Objectif : être prête en 2015.

L'enseigne lilloise L'Abbaye des Saveurs et Houssoye Transports ont été les premiers utilisateurs du CMDU.

Lille expérimente depuis septembre 2012 le centre multimodal de distribution urbaine (CMDU) avec pour objectif de réduire fortement le flot des camions en centre-ville. Le GIE s'appuie sur les infrastructures du port de Lille, où les marchandises (stockées ou en transit) seront livrées par des transports propres. Aujourd'hui, il s'agit de convaincre les commerçants locaux d'utiliser ces infrastructures multimodales situées au port de Lille comme plate-forme de réception de leurs marchandises. Une enseigne lilloise (“L'Abbaye des Saveurs”) et Houssoye Transports, basée sur le Min de Lille, ont été les premiers utilisateurs. Depuis quelques jours, c'est l'enseigne Promocash qui expérimente l'organisation d'un drive déporté. Didier Lieven, chef de projet au port de Lille, le reconnaît : « On n'a aucune idée préconçue, mais on évalue toute une palette de services que l'on pourrait proposer aux différents acteurs avant de passer à l'échelle supérieure. » Il devrait présenter ce projet le 22 novembre prochain à l'assemblée des marchés de gros français. Le projet s'appuie également sur un système d'informations qui permet de confronter l'offre et la demande des opérateurs en temps réel (bourse d'échanges). Port de Lille, qui vient de décider d'investir 60  millions d'euros pour la modernisation de ses infrastructures sur la période 2013-2020, va réhabiliter un bâtiment d'une superficie de 5 000 m2 , dont la moitié sera consacrée au stockage du CMDU. Implanté non loin du port de Lille, le Min de Lille prendra en charge le stockage frigorifique. C'est ainsi que les grossistes du Min pourraient mutualiser leurs transports en centre-ville. L'opération est actuellement menée avec beaucoup de pragmatisme et s'appuie sur les expériences menées au quotidien. « C'est techniquement faisable, mais le plus dur sera de faire changer les mentalités des opérateurs », reconnaît Didier Lieven qui teste encore aujourd'hui la perti-nence du territoire concerné par ce centre multimo-dal.

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