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L’huile d’olive française fait valoir ses spécificités

Afin d’être mieux identifiées par le consommateur, les olives et huiles d’olive de France ont conçu une nouvelle identité qui atteste leur origine et sera présente sur les produits dès janvier.

Afin de répondre au mieux à la demande d’information accrue des consommateurs sur l’origine des produits, l’Afidol (Association française interprofessionnelle de l’olive) a présenté mardi 7 décembre, deux nouvelles identités visuelles “Huile d’olive de France” et “Olive de France”, outil essentiel pour asseoir la crédibilité et la confiance dans le produit.

Aujourd’hui, l’huile d’olive française avec environ 4 000 t de production annuelle, dont 50 % sous AOC, ne fournit que 4 % de la consommation hexagonale qui avoisine les 100 000 t, le reste étant importé pour la majorité d’Espagne, de Grèce et d’Italie. On pourrait donc penser que l’huile française bénéficie d’un potentiel de développement conséquent, mais les choses ne sont pas aussi simples. En effet, 10 000 ha d’oliveraies ont été plantés dans les vingt bassins de production, et l’interprofession espère doubler la production d’huile d’olive dans quelques années. Mais a priori, il y a une limite à cette extension. “Le climat français ne favorise pas le développement des cultures, explique Jean Teulade, directeur de la coopérative du Nyonsais. Nous subissons un gel tous les trente ans et c’est parfois difficile, voire impossible de s’en remettre, surtout quand l’oléiculture est la seule activité des producteurs. Nous sommes, et nous devons rester sur une niche qualitative, pas question de lutter avec les espagnols.”

C’est pourquoi l’huile d’olive de France cherche plutôt à faire valoir sa spécificité auprès des consommateurs. “Nous commercialisons notre produit entre 12 et 17 E le litre, voire jusqu’à 22 E pour une huile AOC contre 5 E pour une huile espagnole. En Espagne, un arbre peut produire jusqu’à 10 kg d’huile, en France, nous sommes satisfaits lorsque nous en obtenons 2 kg. Il faut que les consommateurs puissent identifier d’emblée l’origine des produits et la qualité du travail qu’il y a derrière, pour comprendre les différences de prix.”

Concernant la récolte 2004 actuellement en cours, Christian Agenson, directeur de l’Afidol la qualifie de moyenne, concernant les volumes, mais d’excellente qualité. “La canicule et le vent ont pénalisé de nombreux bassins où une baisse de production est à prévoir, notamment dans le Nyonsais qui envisage une diminution de 60 % de ses volumes pour cette année. Heureusement, ces conditions climatiques défavorables ont été en partie compensées par l’entrée en production de nouveaux vergers, notamment pour Nice et la Corse. Au global, l’interprofession s’attend à une production totale de 3 800 t d’huile d’olive française pour 2004, contre 4 500 t en 2003.”

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