Aller au contenu principal

OCM fruits et légumes
L’Europe réforme en douceur

Le conseil agricole de Luxembourg a adopté la semaine dernière la réforme de l’OCM fruits et légumes. Un texte qui reprend, en partie, les demandes de la production française.

L’accord politique du 12 juin sur le secteur des fruits et légumes met davantage en place des adaptations qu’une nouvelle OCM. Les grands principes restent, et les nouvelles mesures ne sont guère audacieuses.

On le savait depuis le mois de janvier, les OP restent le pilier central de l’organisation du marché des f&l. Leur fonctionnement devrait gagner en souplesse et un modeste coup de pouce est donné pour inciter à s’organiser. C’est aussi par les OP que doit passer la principale nouveauté de cette réforme : la gestion des crises. « Cette gestion sera confiée aux organisations de producteurs », écrit la Commission. Les instruments retenus sont classiques : (récolte en vert, non-récolte, promotion, cautionnement de prêts bancaires…). Mais Bruxelles fait un geste important : la VPC d’une OP peut être augmentée de 0,5 % (elle passerait de 4,1 à 4,6 %), pourvu que cet excédent soit utilisé pour la prévention et la gestion des crises. Le grand changement pour le secteur des fruits et légumes devrait être son intégration dans le régime de paiement unique. C’est donc la suppression de l’art. 51 arraché par la France à Luxembourg après la réforme de la Pac en 2003. Normalement, pour les f&l frais (pour les transformés cf. p. 2), cela devrait se traduire pour la France par une enveloppe d’environ 50 millions d’euros (voir édito).

L’autre “pilier” de cette réforme devait être les mesures environnementales. Mais la determination des pays du Sud a payé, et Bruxelles a dû revoir ses ambitions à la baisse. Certes la conditionnalité (c’est-à-dire les normes environnementales contraignantes) devient obligatoire pour les agriculteurs bénéficiant d’aides directes. Et les OP devront affecter 10 % du montant d’un programme opérationnel à des mesures environnementales. Mais le projet initial de Mariann Fischer Boel prévoyait de porter ce montant à 20 %.

Enfin, le grand projet de la Commissaire sur le développement de la consommation des fruits et légumes semble accoucher d’une souris. Fin mai, elle avait annoncé une enveloppe communautaire de 100 millions d’euros (abondée par des versements nationaux équivalents, cf. fld hebdo du 5 juin 2007) pour la distribution gratuite de fruits et légumes dans les écoles. Dans le texte adopté le 12 juin, ces 100 millions ont disparu. On ne retrouve que 8 millions, soit plus de 10 fois moins.

Selon plusieurs sources (la lettre FEA et EFE AGRO), Mariann Fischer Boel s’est engagée un peu seule sur ce projet à la grande fureur de ses collègues Commissaires, qui aujourd’hui lui mettent des bâtons dans les roues.

Les plus lus

<em class="placeholder">Un champ de chou-fleur en Bretagne.</em>
Crise sur les légumes d’hiver : « Il faut que toute la filière fasse de la pédagogie sur le vrai prix des légumes »

La météo très douce, qui a accéléré les cycles de production tout en limitant la consommation, entraîne une crise sans…

<em class="placeholder">Vue extérieure du bâtiment de la casserie de l&#039;entreprise Escoute,  à Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne)</em>
Amandes dans le Lot-et-Garonne : la casserie d’Escoute au service de la relocalisation de la production

Le projet de relocalisation de la culture de l’amande dans le Sud-Ouest, porté par l’entreprise Escoute, vient de franchir une…

<em class="placeholder">Cédric Sanchez, arboriculteur à l&#039;Ile-Sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales.</em>
Clémentines en Pyrénées-Orientales : intégrer le risque de gel et de froid

La clémentine s’impose comme l’une des voies de diversification dans les vergers des Pyrénées-Orientales. Les références…

Maraîchage en région nantaise : l’automne trop doux génère une crise

Comme d’autres régions, le maraîchage nantais connaît une forte crise liée à l’automne trop doux qui a entraîné l’accélération…

<em class="placeholder">Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente. </em>
Maraîchage en Charente : « Je blanchis mes serres multichapelles une fois par an »

Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente, a témoigné de sa stratégie pour limiter les hausses de température sous abri…

<em class="placeholder">Régis Aubenas, producteur de nectarines et abricots dans la Drôme, président de l&#039;association Fruits Plus et élu à la chambre d&#039;agriculture de la Drôme. </em>
Arboriculture dans la Drôme : la reprise des expérimentations de la Sefra s’organise
La liquidation de la station expérimentale fruits Rhône-Alpes (Sefra), en juillet 2025, était « inévitable » selon…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes