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Produits d'import
Les turbulences monétaires perturbent le commerce

L'offre de raisin est en très nette progression. Les turbulences monétaires frappent durement certaines origines. L'Argentine est la plus touchée car ses prix de revient sont les plus élevés.

 Les premières semaines de l'année ont été marquées par des réajustements de prix. Le raisin est en première ligne des baisses. Après deux mois de prix élevé, le décrochage a été très rapide après les fêtes. Outre la progression du Pérou, l'Argentine – qui était déficitaire l'an passé – débarque plus sur l'Europe du fait que la Russie est moins attractive. L'Afrique du Sud est de loin la première origine. Elle est en pleine saison jusqu'en semaine 9 ou 10 à la vente. Toute la gamme est déjà disponible, mais sans gros volumes en noirs et en Red Globe. La qualité est bonne mais avec des irrégularités à cause des pluies.

Le Chili montera en puissance en semaine 9. Le potentiel baisse en Thompson Seedless car des vignobles sont regreffés en Flame ou Crimson, surtout pour les marchés américains et asiatiques. Par ailleurs, la saison va débuter assez tôt en Inde : à partir de la semaine 11 ou 12.

Inquiétude en Argentine

Les premiers conteneurs de poire Williams d'Afrique du Sud sont débarqués cette semaine. Le marché européen est la principale destination et l'industrie n'est pas demandeuse. La situation est similaire en Argentine où les coûts de production ont flambé. La récolte débute dans une grande incertitude car aux dévaluations du rouble et du real s'ajoute maintenant celle de l'euro. Le prix minimum demandé de 14 $ la caisse est trop élevé pour les acheteurs russes.

En Europe, le rythme de vente des poires locales reste bon. De nouvelles hausses de prix sont appliquées en Abate Fetel. En Rocha, le nombre d'offreurs va vite se réduire après février. Les exportations vers le Brésil ont bien progressé. L'excédent d'offre ne porte que sur le calibre 55/60, en promotion à 0,99 € la barquette d'un kilo à Lidl.

La saison de litchi bateau de Madagascar s'est déroulée sans anicroche à un prix moyen qui oscillerait entre 2,10 et 2,30 €/kg. L'offre repose sur les conteneurs dont les derniers sont arrivés la semaine passée. Les prix se tiennent bien, la vente devant se poursuivre jusqu'en fin de mois. L'échelle des prix de l'Afrique du Sud est large, entre 2 et 3 €, car les calibres sont irréguliers. Par ailleurs, l'offre de mangue avion du Pérou est en nette progression.

Flambée en légumes malgré une qualité aléatoire

Le déficit en légumes s'est encore accru. Au Maroc, le froid accentue le creux lié aux pertes dues aux inondations de décembre. En courgette, les achats à l'amont en caisse vrac contribuent à faire flamber les prix, ce qui risque d'entraîner des déréférencements.

En tomate, ce sont les rondes colorées qui font le plus défaut. Les prix élevés incitent à récolter de plus en plus vert. La Tunisie expédie aussi moins de volume que prévu. En cerise, la barquette s'est revalorisée de 0,10 € dans la semaine. Les hausses sont plus contenues qu'en ronde car le secteur de Dakhla n'a pas été inondé. Par ailleurs, comme en poivron, le marché russe est moins porteur et Israël doit donc livrer davantage sur l'Europe.

Au Maroc, les chargements vers la Russie sont actifs avec 3 400  palettes traitées au départ d'Agadir en semaine 2, dont 630 de tomate et 450 de primeurs. S'y ajoutent 3 000 palettes au départ de Nador. Thierry Seguin

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