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Royaume-Uni
Les tomates et les concombres sont de moins en moins “so British !”

Certaines productions de légumes seraient « en voie de disparition » selon un récent rapport diffusé par le principal syndicat agricole anglais.

La NFU (National Farmers Union/Union nationale des agriculteurs), principale représentation syndicale agricole au Royaume-Uni a récemment publié un rapport sur la situation de la production légumière dans le pays. Elle tire la sonnette d’alarme concernant certains produits dont la disponibilité est en baisse depuis dix ans. Se fondant sur les données statistiques de la période 2000/2010, elle note ainsi que les concombres locaux ne représentent plus que 30 % du marché, les tomates 19 %, les petits oignons 22 % ou encore les champignons, 42 %. En revanche fraises (102 000 t en 2010, +175 % sur la période), prunes (13 200 t, +151 %) ou asperges (39 000 t, +151 %) ont progressé. « La filière a perdu des parts de marché au profit de l’importation, note le rapport. Celles de légumes ont régulièrement augmenté pour atteindre 1,8 Mt en 2010 alors que celles de fruits reste stables à environ 3,2 Mt ». En cause : la demande constante du consommateur pour des produits exotiques ou de contre-saison. La NFU souligne que « la chaîne d’approvisionnement ne travaille pas de façon cohérente » citant ses dysfonctionnements : manque de transparence des prix, accords sur les marges uniquement verbaux, paiements tardifs, mise en place de programmes et contractualisation peu efficaces... Elle propose une approche plus collaborative avec le détail, des contrats à long terme et une meilleure connaissance du prix. Le rapport a entrainé des réactions. FPC (Fresh Produce Consortium), qui regroupe le commerce des fruits et légumes, reconnaît la nécessité pour la filière de travailler de concert. Mais, il souligne que « beaucoup de producteurs anglais ont échoué à saisir les nouvelles opportunités qui s’offraient à eux, comme répondre aux nouvelles demandes du consommateur. Nous sommes aussi déçus que la NFU n’ait pas pris en compte l’immense potentiel du secteur de la restauration qui représente 35 % des ventes. » FPC rappelle aussi que les incertitudes climatiques font « que le Royaume-Uni a besoin d’un approvisionnement équilibré : local, national et international. »

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