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Produits d'import
Les promotions sont difficiles à concrétiser !

La pleine saison des fruits d'été débute sans volume et des promotions sont annulées. On regrette un manque d'animations commerciales sur des produits comme les Bigarreaux !

Le marché des fruits d'été reste sous approvisionné. Les promotions lancées à la va-vite sont souvent annulées. C'est le cas en abricots et dans les variétés blanches de pêche et de nectarine. De grandes enseignes solvables n'ont d'ailleurs pas de pêche blanche en rayon !

L'importation n'est pas un recours : les expéditeurs espagnols évitent le marché français. En effet, les prix obtenus sont plus rémunérateurs sur le nord de l'Europe. Ainsi, des enseignes françaises persistent à ne proposer que 1,10 euro départ Catalogne en calibre B barquette pendant que les enseignes allemandes sont calées sur un prix de croisière de 1,30 euro. De plus, ces dernières ont assoupli les cahiers des charges pour tenir compte du manque de sucre. Seules quelques enseignes anglaises un peu élitistes maintiennent leurs exigences, quitte à retarder la mise en rayon.

Pour l'abricot, il faut jongler entre les variétés. Des commandes passées en Orangered ne sont honorées que si l'acheteur accepte des substitutions. L'export est encore balbutiant, certains attendent l'Orangé de Provence, d'autres le Bergeron.

Hausse des prix en Emilie Romagne

La vague de chaleur attendue va freiner la végétation des fruits d'été. Cela va accentuer les retard d'arrivée à maturité. En l'absence de pluies, les noyaux fendus risquent moins d'éclater. Par ailleurs, les prévisons de récolte, déjà surestimées de 20 % en avril, sont bien en recul de 40 % par rapport à une moyenne comme nous l'écrivions mi juin.

L'arrivée sur le marché de l'Emilie Romagne est loin de se faire tambour battant. Les prix à la production de tous les fruits sont supérieurs d'au moins 40 % par rapport à ceux de l'an passé. On manque de gros calibre. Les acheteurs italiens sont tournés vers la Catalogne où ils raflent les nectarines de calibre 2A.

Arrachages

La semaine de mévente des Bigarreaux est terminée. L'explosion momentanée de l'offre intervient comme toujours sans dispositif souple, et rapide à mettre en place, d'incitation à l'achat . On ne multiplie pas par 100 l'offre d'un produit si conjoncturel et si fragile en quelques jours sans mettre le consommateurs dans sa poche. Ni les acheteurs lorsque l'on sait qu'il ne faut pas moins de trois semaines à certaines enseignes pour active une ligne ! Au final, des producteurs vont encore devoir arracher.

Après un printemps très faste, les ventes de fruits d'importation subissent une décrue tardive. Les fruits tempérés d'hémisphère sud restent à des niveaux de prix jamais connus. Le record est pour la Gala. Les rares détenteurs ne la lachent pas à moins de 1,75 euro le kg! Pink Lady reste campée à plus de 2 euros. Red delicious et Granny Smith sont sagement à 1,3 et 1,5 euro, ce qui est déjà un prix très rémunérateur. Il n'y a que pour le raisin que des ventes se font à perte. Il s'agit d'arrivages tardif du Chili en red Globe et même en Crimson Seedless, pourtant peu vendu en Europe !

Rédaction Réussir

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