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Bretagne
Les producteurs bretons misent sur la diversification et la certification

Après une année 2014 catastrophique, les producteurs bretons espèrent que 2015 se passera mieux et misent sur la diversification des légumes et la certification des exploitations.

Pour la majorité des légumes bretons, 2014 a été une mauvaise année, marquée par un climat défavorable, l'embargo russe, la concurrence des échalotes de semis... La saison a été catastrophique en choux-fleurs, pommes de terre primeurs, échalotes, plants de pommes de terre, moyenne en artichauts et fraises, correcte en brocolis, oignons et finalement tomates. « Dans ce contexte, il faut souligner deux points positifs, a noté Joseph Rousseau, président du Cera-fel, lors de l'Assemblée générale : la baisse de l'euro face aux autres monnaies européennes, qui a donné un ballon d'oxygène aux produits exportés, et la progression des volumes en bio. » La baisse de l'euro a facilité le début 2015 et notamment permis aux Bretons de reprendre pied en choux-fleurs sur le marché anglais, compensant en partie la perte de 5 millions de têtes en Russie. Au final, l'hiver s'est bien passé en choux-fleurs et choux pommés, pas en poireaux.

La baisse de l'euro a permis aux producteurs bretons de reprendre pied en choux-fleurs sur le marché anglais.

Et pour les autres légumes, 2015 semble mieux engagé. Les surfaces de plein champ se maintiennent, sauf en pommes de terre où elles baissent fortement. Après la hausse des années passées, les surfaces se stabilisent aussi en fraises. En tomates, les volumes devraient augmenter (83 000 t prévues). Le début de campagne est correct en pommes de terre, tomates et fraises. En artichauts, le démarrage a été plus difficile du fait de la confrontation avec la fin de production du Roussillon. En 2015, Prince de Bretagne veut continuer à développer la diversification, en conventionnel et en bio. La segmentation se poursuit aussi en tomates (+ 12 % en 2014), notamment en cœur de bœuf (8 000 t prévues) et sur la gamme Saveurs d'Antan. L'AOP veut aussi développer la certification GlobalGap (50 % des volumes) et Agriconfiance. En marketing, Prince de Bretagne continue à miser sur la voile, avec cette année le tour de France à la voile et la transat Jacques Vabre. En août, une nouvelle directrice du marketing rejoindra la marque. Il s'agit de Maïwenn Bullier, actuellement directrice marketing chez Doux. Et une nouvelle serre de 2 000 m2 est en projet au Cate.

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