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Produits d’import
Les prix élevés changent les comportements, les exigences de qualité sont assouplies

La perspective d’une semaine froide et pluvieuse n’a pas fait reculer les prix des fruits d’été. Mais la moyenne baisse par le bas car la qualité s’élargit aussi par le bas…

Les prix des fruits d’été restent élevés, surtout en haut de gamme. L’ensemble du marché est tiré vers le haut par le déficit quantitatif, alors que la qualité gustative souffre des conditions climatiques.
Cette situation oblige les intermédiaires et les distributeurs à faire des choix. Soit ils acceptent de confirmer un positionnement gustatif, quitte à prendre des risques à l’achat, soit ils jouent la carte du prix et abaissent d’un cran le niveau de qualité. Au stade détail, une seule enseigne semble avoir fait clairement le choix du gustatif, quitte à sacrifier momentanément son taux de marge. Au final, le consommateur n’est pas trompé. La plupart des enseignes semblent naviguer entre deux eaux. Pour préserver leur marge, elles doivent accepter de vendre des produits de moindre qualité.
Les écarts de prix s’accentuent pour toute la gamme des fruits d’été. Ainsi, en nectarine, les prix de vente vont de 1,20 à 2,50 € en calibre B et de 2 à 3,50 € en cal A. Les belles marques manquent de volume et baissent les prix par pallier. Les mauvaises marchandises sont vendues au mieux. Au final, le prix moyen reste à des niveaux records pour un déficit estimé à 35 % en Andalousie.
En abricot, les détaillants qui font le choix de la qualité entrent des fruits à plus de 3,50 €/kg… Les anciennes variétés précoces comme Bebeko, Thyrinte ou Aurora en Italie se positionnent entre 1,50 et 2 € départ. Mais le consommateur qui aura eu une mauvaise expérience sera moins enclin à la renouveler.

De nouvelles pertes
Le froid prolonge la période de chute physiologique des fruits dans toute l’Europe. La Pologne, l’Est de l’Allemagne et la Tchéquie sont très touchés, des vergers sont inondés. Toutes les espèces fruitières sont concernées. En Allemagne, les arbres sont peu chargés en cerises. Sous nos latitudes, même dans les secteurs où la floraison avait été très belle, les chutes de fruits font tomber la récolte sous la normale. Les producteurs qui ont éclairci trop vite sont perdants. Dans le Sud de l’Italie, la récolte des Pouilles a de nouveau été détruite à plus de 50 % par la tornade du 21 mai.
Le marché du melon est à l’image de celui des fruits à noyau. L’offre de Charentais lisse “climactérique” (jaunissant à maturité) est faible et concentrée. Le prix départ dépasse 2 €. La pleine saison du Charentais à Murcie et Carthagène débute en semaine 25. La Provence et tout le Sud-Est débutent en semaine 26. Le marché sera donc assez chargé début juillet. L’offre baissera ensuite car le Sud-Ouest est très retardé.
En attendant, même la valorisation des variétés type long life d’Almeria a rarement été aussi bonne. Le Maroc a terminé, sauf des stocks frigo, de qualité moyenne.

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