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Maine-et-Loire
Les plans de campagne ont plombé les comptes de Fleuron d'Anjou

En plus des conditions climatiques très défavorables du printemps 2013, la coopérative angevine a dû faire face aux remboursements demandés par l'Etat.

Pour la première fois, la coopérative a dû redoubler de vigilance face à des clients horticoles en difficulté économique.

Pour 2012-2013, le chiffre d'affaires de Fleuron d'Anjou s'est élevé à plus de 43 M€, soit une hausse de 2,75 %. La branche légumes n'a jamais atteint une aussi bonne performance avec 21,3 M€. Pourtant cet exercice s'avère l'un des plus difficiles de ces dernières années. Le résultat d'exploitation ressort positivement à 618 000  € mais avec un résultat exceptionnel négatif de 484 000  €. « Les plans de campagne ont largement contribué à plomber nos comptes, affirme le président Christophe Thibault. Nous avons dû rembourser plusieurs centaines de milliers d'euros. Et cela sans mesure compensatoire alors que l'objectif au départ, convenu avec les Pouvoirs publics, la filière et l'interprofession, était de créer des dispositifs pour faciliter la commercialisation notamment en période de crise. L'Etat a extrêmement mal géré ce dossier et uniquement en solo, alors que nous étions partie prenante. » Au final, le résultat consolidé du groupe qui a réalisé un chiffre d'affaires de 70,386 M€ (70,234 M€ l'exercice précédent) est négatif de 200 000 € (1) . En parallèle de cette charge exceptionnelle, les résultats ont aussi été fortement impactés par les conditions climatiques. Fin mars 2012, Fleuron d'Anjou affichait une activité de moins 40 % pour les deux secteurs, horticoles et légumes. Pour la première fois, la coopérative a dû redoubler de vigilance face à des clients horticoles en difficulté économique. En légumes, les tonnages ont été plus faibles qu'en 2011-2012 (11 000 t au lieu de 12 000 t) mais mieux valorisés. La mécanisation de la production et l'industrialisation du conditionnement continuent. Fleuron d'Anjou a investi 1  M€ en 2013 notamment pour le barquetage de la mâche, le conditionnement des légumes anciens et l'agrandissement de la station d'Allonnes. Le défi pour la coopérative aujourd'hui est de faciliter la transmission des exploitations. Le nombre d'adhérents est passé de 120 en 2012 à 100 en 2013.

(1) Le groupe comprend notamment le grossiste La Renommière (5 M€), FDA International (10 M€), JCT Plants (13 M€).

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