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« Les Min d'Angers et de Vivy facilitent le métier de vendeur »

Rencontre avec Jacques Mary, directeur de la Sominval (Société d'économie mixte pour l'exploitation du marché d'intérêt national).

La campagne de notoriété a déjà eu un effet positif pour les sociétés installées sur les Min d'Angers et de Vivy. Ce dynamisme devrait se trouver conforté par la stratégie de la municipalité d'Angers qui souhaite une synergie pour l'alimentaire en frais.

FLD : La présidence de la Sominval revient à Jean-Pierre Bernheim, ancien président-directeur général de Bucher Vaslin spécialisé dans le matériel de vinification et élu conseiller municipal d'Angers. Il présidera, par ailleurs, la Commission développement économique, enseignement supérieur, recherche et innovation de l'agglomération. Quels vont être les premiers changements avec la nouvelle municipalité(1) ?

JACQUES MARY : Depuis sa nomination, nous avons eu plusieurs contacts avec Jean-Pierre Bernheim même si, officiellement, sa présidence a été validée par notre Conseil d'administration le 15 mai. La municipalité récemment constituée veut donner une nouvelle synergie à l'alimentaire frais. Des rapprochements pourraient ainsi avoir lieu entre Angers Loire Développement (agence de développement économique), les services économiques de l'agglomération et la Sominval.

FLD : Le projet de déménagement du Min d'Angers serait repoussé ?

J. M. : La nouvelle équipe a modifié le projet Rives Nouvelles que souhaitait la précédente municipalité et qui aurait impacté notre territoire. Le déménagement devenait inéluctable. Il avait été déjà repoussé de 20152016 à 2020. Nous pouvons envisager désormais un éventuel déménagement à la fin de la concession domaniale octroyée par la ville d'Angers à échéance de 2026. Cela donne aux entreprises installées sur le Min d'Angers une perspective à plus de dix ans pour leur développement et leurs investissements.

FLD : Le grossiste Estivin vient de reprendre le grossiste Gâté Primeurs…

J. M. : Depuis trois ans, nous voulons conforter le cœur de métier du Min, à savoir l'alimentaire. Ces dernières années, plusieurs entreprises se sont installées au Min d'Angers mais peu d'entre elles concernaient l'alimentaire. Aujourd'hui, je crois que nous avons gagné notre pari. L'arrivée du groupe Estivin en est un signe. Gâté Primeurs a transmis son entreprise. Six opérateurs sont donc toujours présents au sein de la halle des fruits et légumes. Ils savent que nous continuons d'investir au sein des deux Min afin de faciliter leur métier de vendeur. Pas moins de 600 000 € sont injectés tous les ans pour moderniser et entretenir les locaux, sans compter le budget salarial des treize employés de la Sominval.

FLD : Votre campagne de promotion dont le budget a été de 100 000 € se termine. Quels sont les premiers renseignements de cette opération peu fréquente pour un Min ?

J. M. : Notre objectif est de développer notre notoriété, d'attirer un plus grand nombre d'acheteurs et de producteurs sur les Min d'Angers et de Vivy. Nous avons donc entrepris une campagne promotionnelle sur trois ans qui se termine cette année. En ce qui concerne la cible producteurs, nous avons démarré seulement cette année. Nous avons donc peu de retour. Ponctuellement, certains sont venus vendre des melons et des pommes. Nous verrons l'an prochain s'ils renouvellent cette activité. Une chose est sûre : l'envoi de mailings nous a permis de mieux connaître les acheteurs potentiels dans un secteur, la restauration, où le renouvellement des sociétés est fréquent. Le nombre d'acheteurs a progressé de plus de 5 %. Certaines sociétés du Min ont déjà ressenti un impact positif. Nous renouvellerons sans doute l'opération au-delà de 2014. Le rapport 2013 – que nous sommes en train de préparer – devrait montrer le poids que représentent les fruits et légumes au sein du Min et la part de l'approvisionnement régional qui le caractérise.

(1) La municipalité d'Angers est passée d'une gouvernance de gauche à celle de droite.

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