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Convention UNCGFL 2021
Les grossistes fruits et légumes veulent travailler sur leur visibilité

congres uncgfl
C’était la première convention de l’UNCGFL pour son président Didier Marques. Celui-ci a rappelé le rôle central des grossistes, sourceurs y compris pour les produits locaux et clé de voute de l’approvisionnement en fruits et légumes.
© UNCGFL

Le 15 octobre, l’Union nationale des grossistes en fruits légumes (UNCGFL) a tenu sa convention annuelle à Biarritz dans les Pyrénées-Atlantiques, la première depuis le déclenchement de la crise sanitaire. Près de 200 professionnels ont participé à l’événement, qui a beaucoup tourné autour de la visibilité du métier et sa professionnalisation.

Les réflexions se sont déroulées dans un contexte plutôt favorable pour les grossistes. Si les GMS continuent à dominer, la crise sanitaire a renforcé la place des fruits et légumes mais également du détaillant primeur. Ce constat porteur ne doit néanmoins pas cacher que la relation entre producteur et grossiste doit être approfondie. Comme l’indiquait Jean-Jacques Bolzan, président de la Fédération française des marchés de gros : « On ne nourrira pas les métropoles avec des petits carrés maraîchers sur les toits des immeubles. C’est pourquoi marchés de gros et grossistes demeurent l’outil économique métropolitain par excellence pour la redistribution des produits alimentaires. Mais, face à des élus qui souvent ne pensent que start-up et associations, il est nécessaire de renforcer la visibilité des grossistes et des marchés. Il est indispensable aussi, face à l’arrivée de nouveaux acteurs sur les marchés de gros, de professionnaliser le métier ».

Le constat est partagé par Jérôme Desmettre, président du collège Carreau de l’UNCGFL : « Il existe toujours une méconnaissance très forte de notre métier. Il souffre encore de nombreux raccourcis et d’une image de simple intermédiaire. Les grossistes doivent trouver la capacité d’apparaître comme un véritable artisan de bouche ».

Que faire alors ? Des pistes ont été évoquées. Pour Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France : « Les producteurs doivent apprendre à se diversifier au-delà des GMS. Il leur faut proposer un panel produit plus large pour s’adresser au détail traditionnel. Nous avons certainement un travail en commun à mener ». Jean- Jacques Bolzan a émis l’idée d’une communication grand public sur les marchés de gros, en partenariat avec les producteurs.

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