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Attentes sociétales
« Les grossistes fruits et légumes doivent occuper le terrain »

L’atelier Gasc de la convention 2019 de l’UNCGFL (Lire ici) a rappelé aux grossistes livreurs qu’ils étaient les mieux placés pour fournir la restauration collective dans le contexte de la loi Alimentation.

Parmi les intervenants de l'atelier Gasc, (de g. à dr.) Laurent Grandin (président d’Interfel), Philippe Barbier (président de la CGI), Bernard Estivin (président du groupe Estivin) et Éric Lepêcheur (président de Restau'Co).
© Claire Tillier - FLD

Avec la loi Alimentation qui découle des EGalim, le thème de l’atelier Gasc était plus que jamais d’actualité “Attentes sociétales et environnementales : les réponses des grossistes livreurs”. L’objectif était de montrer aux professionnels non encore convaincus qu’ils étaient les mieux placés pour répondre d’une part à une offre en produits locaux et de qualité pour la restauration collective comme demandé par la loi et d’autre part pour assurer une logistique vertueuse.

Si au début de la réunion, certains d’entre eux semblaient septiques, c’est sur une note optimiste que l’atelier s’est conclu. Les intervenants - Laurent Grandin, président d’Interfel, Éric Lepêcheur, président de Restau' Co et Philippe Barbier, président de la CGI, entre autres – ont en effet, montré que les grossistes livreurs étaient les mieux placés pour répondre à ces attentes.

« Il faut faire connaître et expliquer le métier de grossiste-livreur en fruits et légumes »

Philippe Barbier qui côtoie et représente les grossistes de tous secteurs a insisté sur le fait que par rapport à d’autres produits, le bilan environnemental et sociétal des fruits et légumes est particulièrement bon. « Vous travaillez un produit sain, avec peu ou pas de déchets et dont l’empreinte environnementale est très très faible », a-t-il rappelé aux professionnels dans la salle.

« Maintenant il s’agit de le faire savoir », a-t-il ensuite insisté. Les plus difficiles à convaincre : les mairies « qui croient toutes avoir inventé l’eau chaude » selon les termes de Philippe Barbier. « Elles ne sont pas au courant qu’un très gros camion pollue moins que 10 moteurs moyens et 20 petits moteurs », ajoute-t-il. « Nous devons le faire savoir ». Un travail de titan (« Il ne faut pas laisser passer une seule conférence, un seul colloque ») que « les grossistes fruits et légumes ne peuvent pas faire tout seuls. Il faut faire un lobbying épouvantable », explique-t-il à FLD. La CGI, dont l’UNCGFL est membre, a « les hommes pour ça ». Néanmoins il a été souligné que les grossistes devaient être beaucoup plus présents sur le terrain, notamment pour contrer certaines initiatives locales dans lesquelles ils ne sont pas inclus. Des structures officielles qui prennent en compte leur métier existent maintenant. Laurent Grandin et Éric Lepêcheur ont d’ailleurs rappelé les rôles des comités régionaux d’alimentation et des Comités régionaux d’Interfel (cf. FLD Hebdo du 31 janvier février et 14 mars).

Dans ce contexte de la loi EGalim, il a aussi été largement souligné que les grossistes devaient redonner au mot intermédiaire tout son sens et travailler encore plus main dans la main avec la production.

. Dans notre prochaine édition de FLD Hebdo (et bientôt sur ce site), les comptes rendus des différents échanges de la convention 2019 de l'UNCGFL.

. Lire aussi dans FLD Mag de la semaine prochaine notre visite sur le plus vieux marché de Saint-Pétersbourg.

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