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Hémisphère Sud
Les fruits du Chili bientôt sur les étals turcs

Repositionnement des promotions, présence affirmée sur les marchés émergents : le Chili s’adapte au marché issu de la crise. Et désire entrer sur le marché turc dès l’année prochaine.

La crise économique est passée par là. Si les exportateurs chiliens ne se plaignent pas de la campagne passée qui a vu les tonnages vendus modestement augmenter, la force de la monnaie locale, le peso indexé sur le dollar américain a pesé sur les comptes des entreprises. Suffisamment pour penser à réorienter leur stratégie. La filière chilienne va donc concentrer ses efforts cette saison sur l’exploration de marchés émergents comme l’Asie du Sud-Est ou l’Europe de l’Est. « Nous pensons que l’Europe Centrale et de l’Est ainsi que la Russie vont devenir de très importants marchés à court ou moyen terme, souligne Ronald Bown, président de l’Association des exportateurs chiliens (Asoex). La Chine et l’Asie sont des marchés en expansion rapide et il se peut que l’Asie devienne la principale destination du Chili dans les vingt prochaines années. » Un exemple de cette politique est l’arrivée des produits chiliens sur la Turquie. Le Chili a participé à plusieurs salons sur place et entend profiter, dès 2010, du récent accord de libre-échange signé entre les deux pays. Les exportateurs chiliens tablent sur l’importance du marché intérieur turc pour placer cerises et kiwis en contre-saison. Les opérateurs suivront certainement avec intérêt l’évolution de l’origine sur un pays, très gros producteur de cerises s’il en est.
Selon les données de Decofrut, les fruits chiliens vendus en France sur 2008-2009 ont représenté 19 890 t, soulignant une baisse par rapport à la saison précédente (22 352 t). Pour rappel, le marché européen des fruits chiliens représente 729 870 t, dont plus de 120 000 t rien que pour le Royaume-Uni. Ce marché est aujourd’hui à maturité pour le CFFA (Association de promotion des fruits frais du Chili). De plus, les consommateurs sont plus que jamais à la recherche du meilleur prix. Du coup, le Chili se voit fortement concurrencé par des origines comme l’Argentine. « Toutes ces conditions expliquent que la promotion traditionnelle telle que nous l’avons menée sur les marchés de l’Europe de l’Ouest a moins d’impact qu’auparavant », reconnaît Lianne Jones, responsable Europe CFFA. Concrètement, les promotions en magasins sont revues à la baisse sur cette zone, et feront l’objet de partenariats fermes avec les détaillants. L’usage des technologies sera aussi renforcé (blogs, réseaux sociaux…).

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