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Produits d’import
Les fruits d’été d’Espagne ont la faveur du commerce

L’Espagne a la baraka, du moins en fruits d’été. Les variétés précoces de France et d’Italie ont beaucoup souffert des coups de chaleur. Les relations commerciales sont « percluses » de litiges.

Cette année, la valorisation des fruits d’été s’apparente à une compétition. Toutes les équipes ne sont pas logées à la même enseigne. L’Espagne est dans le peloton de tête. La qualité est en progrès en variétés de pleine saison. Le prix minimum est bien défendu car les deux premiers discounters européens ont passé commande à un prix de 0,92 à 0,95 € départ en calibre C. Ce prix est assez attractif pour le secteur.
Dans ces conditions, les coopératives ne souhaitent plus servir les autres clients à moins de 1/1,10 € franco Perpignan. En effet, les frais d’approche sont supérieurs. Par ailleurs, la plupart des opérateurs espagnols n’ont pas assez de fruits pour pratiquer le PAV. Même dans la catégorie des pêches plates “Paraguayos”, les pays de l’Est prennent d’assez grosses quantités pour assurer un prix minimum de 1,25 €. Le consommateur polonais semble accepter facilement ce type de fruit.

Paralysie avec les litiges
La situation est différente pour les expéditeurs français, qui ne jouent pas dans la même catégorie. Le brutal coup de chaleur a dégradé la qualité des précoces, déjà retardées et pauvres en sucre. Le taux de fruits de catégorie 2 atteint est à des niveaux records. Les opérationnels en poste dans les enseignes de la grande distribution ne modifient pas les cahiers des charges. Ce serait presque une décision politique, or aucune demande n’a été faite dans ce sens par l’interprofession. Les exigences de qualité étant maintenues, les acheteurs doivent dont souvent se tourner vers… l’offre espagnole. Il n’est donc pas juste de rendre cette dernière responsable de la baisse des prix ! C’est pourtant ce que l’on a pu lire dans les journaux. Pendant ce temps, les relations commerciales sont paralysées par d’innombrables litiges. Du côté de l’Italie, les écarts sont aussi très importants. Néanmoins, les prix à la production des nectarines sont encore supérieurs de 0,20 € à ceux de l’an passé. En pêche et en abricot, ils sont similaires à ceux de l’an passé et plus attractif qu’en France. Mais la pleine saison de l’abricot y est bien plus courte. Le CSO a établi de nouvelles prévisions de récolte. En retirant 500 000 t en Italie, on obtient la plus petite production européenne de ces sept dernières années.

De chers bigarreaux
Le marché n’est pas saturé de Bigarreaux de Turquie. Les prix minimum exigés par les exportateurs au stade mise en marché sont de 2,80 s CIF en calibre 26 et jusqu’à 3,50 en 28 +. A la suite de fortes pluies, la récolte est réduite. De plus, le marché nord européen est très demandeur. En Europe, la fin de saison sera tardive dans les secteurs de montagne, mais le produit manque de calibre.
L’ambiance est un peu dégradée pour les autres fruits d’importation. Les pommes sont délaissées, les petits calibres à la peine. La fin de saison du raisin d’Egypte a aussi été peu active.

Rédaction Réussir

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