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États Généraux de l’alimentation

Les filières alimentaires publient leurs doléances

À la veille des conclusions sur les EGalim par Emmanuel Macron, le 11 octobre, l’ensemble des maillons de la filière s’est exprimé, détaillant chacun leurs priorités.

 

En question notamment, le prix des produits agricoles. © Claire Tillier

Nathalie Barbe (ministère de l'Agriculture) lance quelques pistes

A Rungis (cf. page 1), Nathalie Barbe, chef de projet EGalim au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, a évoqué certaines pistes issues des ateliers : clause de prix établie par le producteur ou l’OP dans une idée de mutualisation de l’approvisionnement, établissement de la facture par le fournisseur, guichet unique pour les exportateurs… Elle a aussi reconnu « qu’avec une douzaine de ministères impliqués, il pouvait y avoir des opinions diverses » et qu’en imposant une personne par représentation professionnelle, « on avait été un peu raide »...

Prix et législation pour la FNSEA

La FNSEA, soutenue par l’Ania et l’APCA, propose de redéfinir le seuil de revente à perte en y intégrant les coûts de distribution, et d'encadrer les promotions. Autre proposition : travailler sur un autre mode de contractualisation. Dans une lettre à Emmanuel Macron, rendue publique le 9 octobre, la présidente Christiane Lambert rappelle l'importance du plan d'investissement de 5 Md€ promis, demande « une mobilisation d'envergure de la recherche publique et privée » et réclame une réforme de la loi de modernisation de l’économie, datant de 2008 et déjà amendée par deux fois, et ciblée par de nombreux acteurs comme la cause de tous leurs maux.

L’importance du territoire pour l’APCA

Parmi les propositions de l’APCA : la création d’un fonds d’investissement pour l’innovation ; l’instauration par l’UE d’une exception dans la commande publique pour prendre en compte les critères de proximité ; la mise en place d’un étiquetage obligatoire européen et français sur la provenance des produits et les pratiques agricoles ; inclure les coûts de distribution dans le calcul du seuil de revente à perte.

L’Agence bio veut du bio

L’Agence bio, via une consultation citoyenne, propose : 20 % de produits bio et locaux en restauration collective publique d’ici à 2022 ; un plan bio sur cinq ans co-construit avec l’Etat, les régions, les Agences de l’eau et les acteurs du bio ; le doublement du fonds Avenir Bio ; l’orientation des outils de financement privé en direction de l’agriculture bio ; la priorisation de l’accès au foncier pour l’agriculture bio ; le maintien des aides bio.

Les coopératives veulent une révision du droit de la concurrence

Entre paysans et distribution, « les coopératives ne veulent pas se faire prendre entre le marteau et l'enclume », a déclaré à l’AFP le président Coop de France, Michel Prugue le 5 octobre, se distançant quelque peu des propositions de la FNSEA : celle-ci demande que le prix payé par les industriels puis les distributeurs soit basé sur la prise en compte du coût de production, ce qui est « impossible, cela reviendrait à revenir à une économie administrée », juge Michel Prugue. En revanche, comme la FNSEA, il réclame la possibilité pour les organisations de producteurs de décider collectivement d'une réduction de production en cas de baisse des prix.

Les f&l veulent plus de liberté dans la communication 

Louis Orenga, directeur général d'Interfel, regrette que « en France, on n'a pas le droit de financer publiquement une campagne de communication expliquant les contraintes de production françaises ». Les f&l veulent aussi que le savoir-faire agronomique français et les Siqo soient davantage valorisés par la GMS.

La CGI défend le circuit RHF et « ses relations filières pérennes »

La CGI souligne dans un communiqué de presse du 9 octobre que le circuit RHF présente des relations filières « plus apaisées et pérennes » que le circuit GMS et qu’il est donc « important que les solutions pensées pour le retail demeurent ciblées sur ce dernier ». D’autre part, les grossistes appellent à une hausse des budgets alloués à l’achat de produits alimentaires dans la commande publique, précisant qu’aujourd’hui la part consacrée représente 20 % seulement du coût d’un repas (entre 1,40 € et 2,80 €).

La Feef contre une augmentation du seuil de revente à perte

Dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, le 3 octobre, la FEEF alerte sur « les conséquences négatives d'une augmentation du seuil de revente à perte pour les PME » car cette augmentation pourrait « limiter l’accès des PME à la GMS et notamment la réduction de la largeur de gamme pour les produits PME ». A la place, les Entrepreneurs PME demandent « la répercussion immédiate des fluctuations des cours agricoles et son application obligatoire dans le cadre du tarif auprès des acteurs de l'aval ».

 

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