Aller au contenu principal

Produits d'import
Les exotiques supplantent les fruits de contre-saison

L'activité commerciale s'est un peu ressaisie. Les volumes importés progressent surtout en fruits exotiques. La pression de l'offre s'allège en légumes.

L'intérêt pour l'abricot et les pêches d'hémisphère sud est limité. La nectarine d'Afrique du Sud est plus appréciée. Le bigarreau du Chili occupe une niche étroite entre 12,50 et 16 € selon calibre (du 26+ au 30+). La pluie retarde la récolte d'une dizaine de jours. Les fruits exotiques sont abondants. L'excédent d'offre par avion se résorbe. La mangue bateau du Brésil est maintenant en pleine saison. Elle se brade entre 1,49 et 1,99 €/pièce en Allemagne. Parmi les autres actions spéciales, Edeka lance le seau de 6 kg d'orange à remplir soi-même à 4,99 €. Le carton de 2 kg de Pink Lady est à 3,99  € avec un sac de la célèbre marque offert. Le kaki perce toujours à 0,49 €/pièce et le nashi à 0,79 €. La barquette de 6 limes du Vietnam ou du Ghana passe de 1,99 à 2,49 €. Le pomelo blanc du Vietnam a pris la suite de celui de Chine. Le pitahaya rose du Vietnam est aussi abondant. Les fruits d'hémisphère sud sont discrets. Seul le raisin apparaît entre 1,99 et 2,49 € les 500 g. Le niveau de prix à l'import est proche de 3 € en prime et early Seedless. En France, ce niveau de prix freine la mise en place alors que l'offre d'Italia décline vite.

Fruits secs en berne

La consommation de fruits secs est freinée par la météo douce. Les ventes export de châtaigne de France sont freinées par le taux de défaut élevé de l'offre de Bouche rouge. La qualité est aussi moins bonne au Portugal et parfois en Espagne où le prix des plus beaux fruits est tiré par l'industrie. La Turquie livre sur la base de 3 € en cal 60/70/80, 2,80 € en 80/90 et 2,55 € en 90/100. L'Italie est seulement plus chère en gros calibre. En Allemagne, les importations de noix de Hongrie sont terminées. La semaine passée, l'enseigne Edeka avait la noix (750 g) et la noisette (400 g) de France en promo à 3,99 et 7,48 €/kg.

Les Russes doivent prépayer

L'excédent d'offre de légumes se résorbe peu à peu. Au Maroc, les températures restent élevées. La végétation est en avance : en tomate, la récolte se termine déjà sur le 7e  bouquet. Les acheteurs russes sont très demandeurs, le volume des départs est toutefois freiné par les conditions de paiement. Il ne se chargerait que 3 000 à 4 000  t/semaine. En Turquie, tout doit être prépayé. Des achats sont effectués via des pays d'Europe de l'est ou pour les centrales russes implantées en Turquie. En orange, la campagne a débuté en Navel déverdie d'Egypte mais les conditions commerciales sont dures. En petits agrumes, la Nour du Maroc ne débute que mi-décembre. Les achats en Turquie se réduisent avec paiement intégral au départ. Le Pakistan charge encore moins de kinnow que prévu. La récolte serait encore plus faible que prévue (- 30 %).

Au Maroc, les pays du Moyen-Orient chargent de la tomate sur la base d'un prix Fob supérieur à la Russie. Pour les autres légumes, un avion embarque chaque jour notamment du brocoli pour l'Arabie saoudite.

Les prix bas et le mauvais état des cultures font reculer l'offre de haricot vert. En Helda, on va déjà passer sur la deuxième culture. 

Les plus lus

<em class="placeholder">Mise en marche du robot de la ferme pilote des Fermes Debout à Saint-Nom-le-Bretèche.</em>
Robotisation en maraîchage : « Notre robot peut donner envie de faire ce métier »

La robotisation de tâches pénibles est au cœur du concept des Fermes Debout, des serres maraîchères conçues pour fournir des…

<em class="placeholder">Vue de faut de plusieurs étals de fruits et légumes frais dans une grande surface, avec quelques clients. </em>
Fruits et légumes en France : le point sur les flux de production, transformation, importation et réexportation

Cultures destinées au frais ou à l’industrie, importations, exportations, pertes… Le CTIFL a étudié les flux de fruits et…

<em class="placeholder">Un bâtiment bien conçu limite le temps et la pénibilité du travail.</em>
Maraîchage en Bretagne : un accompagnement de la MSA pour bien concevoir son bâtiment

En Bretagne, les projets de bâtiments maraîchers peuvent bénéficier d’un accompagnement de la MSA pour une bonne prise en…

Arjuna Ravindirane, conseiller en protection des cultures du CDDM.
Lutte contre les ravageurs en maraîchage : des champignons testés sous abri en Pays de la Loire

Le projet Sapic, qui vise à développer des solutions alternatives aux pesticides contre les acariens, nématodes et…

<em class="placeholder">Adrien Gergaud, maraîcher au Potager de Tremer dans le Morbilhan.</em>
Maraîchage en Bretagne : « Le cabinet d’ergonomie nous a fait penser à de nouvelles façons de faire pour concevoir notre bâtiment »
Adrien Gergaud, maraîcher dans le Morbilhan au Potager de Tremer, à Marzan, a fait intervenir un cabinet d'ergonomie avec le…
<em class="placeholder">Robot de tonte Vitirover dans un verger du Verger expérimental de Poisy en Haute-Savoie. </em>
Robots en arboriculture : « Le Vitirover tond même sous la pluie »

Utiliser le robot de tonte Vitirover en alternative au désherbage chimique a été testé par le Verger expérimental de Poisy, en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes