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Parlement européen
Les eurodéputés ont voté en deuxième lecture le compromis sur le paquet pesticides

Il aura fallu trois ans aux autorités européennes pour arriver à un compromis au sujet de la commercialisation des pesticides et leur utilisation de manière durable.

Le 13 janvier, le Parlement européen en séance plénière a voté en faveur du paquet pesticides composé d’un règlement sur la commercialisation des produits phytosanitaires et d’une directive portant sur l’utilisation durable des phytos. Il s’agissait d’un vote en deuxième lecture, considéré par Michel Barnier comme l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne.

A ce sujet, les autorités européennes étaient parvenues à un compromis sur ces deux réglementations en décembre. Il aura ainsi fallu trois ans de discussions pour adopter une telle législation. Une liste positive de produits phytos sera établie à l’échelle européenne et les pesticides seront ensuite autorisés dans chaque Etat membre sur la base de cette liste. Les autorisations de vingt-deux substances actives cancérigènes ne seront pas renouvelées, sauf exemptions au cas par cas, en particulier quand il n’existe pas d’alternative. Deux fongicides (carbendazime et Dinocap) seront ainsi interdits dès cette année. Mais certaines autorisations nationales n’expireront pas avant 2018. En parallèle, le vote des eurodéputés facilite les procédures d’autorisations des phytos dans l’UE en posant le principe de la reconnaissance mutuelle des produits par zones (Nord, Sud et Centre).

Les réactions ont été nombreuses, le Copa-Cogeca accueillant ce vote avec un « sentiment mitigé ». « Nous avons maintenant de toute urgence besoin d’une évaluation d’impact détaillée pour avoir une idée de toutes les implications qu’aura la décision prise par le Parlement. » L’Organisation européenne des industries de transformation de f&l (OEITFL) estime que « ce vote laisse la filière dans l’incertitude quant à la culture de certains légumes quand certains pesticides indispensables pourraient être interdits ». En revanche elle estime qu’il existe quelques avancées : « dans le cas des usages mineurs, les autorisations seront simplifiées et des fonds seraient débloqués pour promouvoir la recherche de nouvelles substances actives » Côté français, Jean-Michel Lemetayer a salué ce vote tandis que l’UIPP indique qu’il est «regrettable d’exclure a priori certaines substances sur la seule base du danger.».

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