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Produits d'import
Les déséquilibres monétaires freinent encore le commerce d'importation

Les arrivages de fruits d'hémisphère Sud progressent au compte-gouttes, sauf d'Afrique du Sud. Cette dernière s'apprête à battre un record dans ses exportations de raisin.

L'euro fonce tout droit vers la parité avec le dollar. En un mois, le taux de change de l'euro a baissé de 5 % par rapport au dollar, et de 10 % par rapport au rouble. En un an, la valeur de l'euro a perdu plus de 20 % par rapport au dollar. Il ne s'est revalorisé que de 30 % par rapport au rouble alors que, dans la même période, le dollar a gagné 65 % par rapport au rouble !

Une nouvelle progression de la masse monétaire de la zone euro accentue le déséquilibre des agrégats monétaires. Cette donne monétariste totalement atypique ne permet pas d'envisager une inversion de tendance.

Marge nulle

Cette baisse du taux de change de l'euro va encore rogner la marge des importateurs qui doivent pourtant s'engager sur des bases de prix minimales vis-à-vis de leurs fournisseurs. Les arrivages en provenance du Chili sont donc encore revus à la baisse surtout pour les produits à faible prix moyen de vente comme les pommes et les poires. Les prix minimums demandés par les exportateurs sont d'environ un dollar FOB. Les tonnages importés d'hémisphère Sud pourraient tomber à environ 300 000 t, soit 400 000 t de moins en dix ans.

En raisin, l'origine Chili bénéficie d'une fenêtre commerciale car le stock d'Afrique du Sud est épuisé en variétés sans pépin et en Red Globe.

Les arrivages de fraise d'Espagne et du Maroc progressent sur un marché assez demandeur. L'Italie est encore à l'achat car la production des régions du Sud est en retard.

Un nouveau leader en Espagne

Les inondations dans la Vallée du Tage et surtout de l'Ebre ont causé de gros dégâts. Outre la perte de près de 10 000 têtes de bétail, des milliers d'hectares de cultures de plein champ sont perdus en amont et en aval de Saragosse. Cela concerne au premier chef les salades dont l'offre était déjà déficitaire du fait du gel. L'eau est montée si haut que des vergers ont aussi été inondés durant plusieurs jours.

Le groupe coopératif An, dont le siège est à Tudela, est d'ailleurs aussi actif dans ces régions inondées où il produit notamment des choux. Il fait actuellement l'actualité car il s'est engagé à fusionner avec le groupe coopératif légumier andalou Unica. L'an passé, ce dernier est devenu un des leaders dans la région d'Almeria avec un chiffre d'affaires de 235 millions d'euros. Sa rapide croissance s'est faite à coup de fusions successives, avec l'aval de la région. Mais il manque de fonds propres. Très diversifié, le nouvel ensemble An  + Unica pèse 920 millions d'euros. Le nombre de producteurs adhérents est d'environ 32 000.

Sur Almeria, la part de marché des cinq premiers metteurs en marché est estimée à 35 % des ventes dans le dernier rapport annuel de la “Junta”. Unica fait quasiment jeu égal avec La Union et Agroponiente. La Casi et Agroiris suivent.

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