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Les Corses récoltent les fruits de leurs efforts

Les clémentines de Corse ont obtenu, en septembre, la validation par Bruxelles de la demande d’IGP. Le dossier est en consultation dans tous les pays de la communauté.

Le compte à rebours est en marche pour la campagne clémentines de Corse qui devrait démarrer début novembre.

Cette année, bien que la qualité soit au rendez-vous avec des fruits juteux, très bien équilibrés en sucre et en acidité, la récolte s’annonce en baisse en termes de volumes avec 15 000 t contre 20 000 t en moyenne les précédentes campagnes. Depuis quelques années, la filière a décidé de mieux s’organiser et ses efforts ont conduit à la création le 1er août dernier, d’un GIE (groupement d’intérêt économique) baptisé Corsica Comptoir, qui regroupe plus de 50 % de la production corse. “Le GIE nous permet désormais de contrôler le processus de distribution et de commercialisation de nos clémentines, explique Mathieu Donati, directeur de Corsica Comptoir. Notre démarche vise à accompagner nos produits le plus loin possible afin d’en garantir la qualité et la fraîcheur.”

Dans les rayons trois jours après la récolte

Le GIE permet désormais un meilleur contrôle de la qualité et une optimisation des délais de livraison pour que les clémentines se retrouvent dans les rayons des GMS au plus tard trois jours après la récolte. Pour cela, des installations ont été mises en place avec des possibilités de conditionnement à la carte, notamment pour les MDD des enseignes de distribution à connotations “terroir” comme Reflet de France pour Carrefour, Nos Régions ont du Talent pour Leclerc… “Nous évoluons de plus en plus vers des conditionnements en unité de ventes consommateurs type caissettes en bois, paniers. Aujourd’hui, le vrac ne représente plus que 50 % des volumes.”

Autre récompense obtenue grâce aux efforts des producteurs de l’île, la validation par Bruxelles en septembre dernier de la demande d’IGP établie sur la base d’un cahier des charges regroupant 70 critères. “90 % des 150 à 200 producteurs de clémentines corses adhèrent à cette démarche et se conforment au cahier des charges, précise Jean Paul Mancel, président de l’association pour la promotion et la défense de la clémentine corse (Aprodec), tous sont convaincus qu’il faut valoriser notre savoir-faire et notre terroir exceptionnel. Le dossier est maintenant en consultation dans tous les pays de la communauté. Dans six mois, nous devrions avoir la validation définitive.”

Les clémentiniers corses pourraient donc se prévaloir de l’IGP et l’apposer sur les packagings dès la prochaine campagne en 2006. Une démarche pour l’obtention du Label Rouge serait également en cours.

Seul bémol, ces belles démarchent pourraient se trouver freinées par le manque de repreneurs. En effet, les producteurs actuels étant pour la plupart âgés de plus de 65 ans, il devient urgent d’intéresser les jeunes générations au travail de la clémentine, afin d’assurer la relève, renouveler et faire évoluer le verger de clémentines corse qui représente aujourd’hui 1 100 ha.

Pour cela, beaucoup comptent sur la transformation en jus des fruits non commercialisables, afin de dynamiser les vocations en tranquillisant ceux qui voudraient se lancer. Le projet d’une petite usine de jus de fruits est d’ailleurs sérieusement étudié par le GIE.

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