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Filière Ail
Les conditions de marché difficiles font tanguer l'interprofession

Les principaux metteurs en marchéde l'ail français ont claqué la porte de l'Aniail la semaine dernière. Au cœur du débat : une campagne difficile pour un produit mondialisé.

L’interprofession française de l'ail a-t-elle vécu ? En tout cas, la réunion de l'Aniail la semaine dernière a vu le retrait des principaux metteurs en marché, sur fond de crise des prix de l'ail blanc. Celui-ci est, en effet, en crise conjoncturelle depuis quinze jours mais à la différence de la tomate et du melon, la raison n'est pas un engorgement du marché, mais une persistance de prix bas. Les rencontres entre producteurs et metteurs en marché au mois d'août n'ont pas permis de trouver un terrain d'entente. « Nous avons reçu peu d'explications claires, explique Christiane Pieters, présidente de l'Aniail, les producteurs ont réagi avec une manifestation il y a trois semaines. Elle a été mal comprise par certains metteurs en marché. Mais je considère que si l'on démissionne, c'est que l'on a quelque chose à se reprocher. » Face aux coûts de production, la présidente de l'Aniail demande de « réintroduire 0,50 € par kilo dans la filière afin de sauver quelques producteurs ». Il semble que les prix pour l'ail blanc espagnol en début de campagne ont été très bas, sans que l'on puisse trouver, apparemment, de vraie justification, même si la récolte outre-Pyrénées est importante et que le contexte mondial est cette année moins favorable au produit espagnol.

Sur la qualité de l'ail blanc français cette année, producteurs et metteurs en marché ne partagent pas le même point de vue.

Cependant, Bruno Volonteri (Condifrance), responsable du dossier Ail à l'Aneefel souligne qu'« au-delà de la crise actuelle, il faut se pencher sur le problème de la recherche variétale en France afin de disposer de variétés d'ail blanc de meilleure qualité et plus solides. L'Espagne a connu une météo délicate, mais elle a depuis longtemps renforcé sa recherche et elle a orienté sa production d'ail blanc sur plusieurs variétés afin de réduire les risques. Aujourd'hui, l'écart de qualité en ail blanc français et espagnol se réduit, au profit du dernier. De plus, en 2013, les metteurs en marché ont dû encaisser une campagne avec l'Argentine très difficile, ce qui les a certainement fragilisés. » Fld hebdo a tenté de contacter Denis Fournier (Produits du Soleil), co-président de l'Aniail lundi matin (jour de bouclage) sans succès.

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