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Banane
Les acteurs défendent leur secteur dans le cadre de la loi d'avenir agricole

Tous les acteurs de la filière bananière, de la production au mûrissage en passant par le transport, étaient présents pour exposer chiffres et enjeux à l'Assemblée nationale.

Le 8 octobre, la filière agricole de la banane antillaise s'est rassemblée devant la délégation aux outre-mer de l'Assemblée nationale afin de défendre leurs couleurs dans le cadre du projet de loi d'avenir agricole. Fait marquant : l'ensemble des acteurs, de la production au mûrissage, était présent : Louis-Daniel Bertome (président de la Chambre d'agriculture de la Martinique), Laurent Laviolette (secrétaire général de l'UGPBAN), Philippe Aliane (DG Les Producteurs de Guadeloupe), Pierre Monteux (DG Banamart), Philippe Ruelle (DG Frui-dor), Franck Gonsse (secrétaire général de CNTPA/ CSOPMI (1) ), Xavier Eiglier (directeur de la ligne Antilles de CMA-CGM), Xavier Freyermuth (directeur de la cartonnerie IP de Basse-Terre en Guadeloupe), Franck Lliso (président de la société Fructi-frui, mûrisseurs indépendants de Rungis), Jean Simonnet (responsable de la société Antilles Vitro Plants, société de reproduction de plants), et pour la recherche Denis Loeillet (responsable de l'Observatoire des Marchés du Cirad) et Tino Dambas (président de l'Institut Technique Tropical). Leur présentation a mis en évidence le rôle essentiel de cette filière, basée sur de nombreux partenariats et l'innovation, à la fois dans l'économie, l'emploi et le développement agricole. « La banane est une culture pérenne, dont la production s'étend du 1er janvier au 31 décembre. Grâce à son marché naturel hexagonal, les revenus sont réguliers », a remarqué Pierre Monteux. Les efforts environnementaux de la filière ont été particulièrement soulignés. « La banane antillaise est la plus vertueuse du monde, a ainsi exposé Denis Loeillet. Seulement 4 à 4,5 kg de matières actives sont utilisés annuellement là où le Costa Rica en utilise 80 kg. » Mais l'inquiétude est forte pour les producteurs concernant la cercospo-riose noire. Les épandages aériens sont suspendus depuis cet été, aucun autre moyen de lutte n'existe. Le Plan Banane Durable, mis en place en 2008, entre dans sa deuxième phase 2014-2020 et la recherche met l'accent sur des systèmes de culture innovants et la création de variétés résistantes (une est actuellement en test sur les marchés). « Nous devons conserver notre capacité à produire la banane la plus vertueuse du monde, dans un marché européen à deux vitesses depuis la baisse des tarifs douaniers, réclame Philippe Ruelle. Dans le cadre de la loi d'avenir agricole, nous demandons la reconnaissance de nos produits respectueux de l'environnement avec un statut particulier afin que le consommateur le différencie. Nous sommes dans un climat tropical humide contrairement à la métropole. Il faut en tenir compte et nous permettre de disposer de produits phytos sous ces conditions particulières. Affaiblir les filières banane et sucre, qui font actuellement vivre la Martinique et la Guadeloupe, serait périlleux. Le pire serait un abandon de la banane par les producteurs et donc une reconversion dans d'autres produits, car il y a un risque énorme de saturation du marché. Ce n'est pas le moment de demander à la filière banane d'être généreuse. »

(1) Coordination nationale des travailleurs portuaires et assimilés (port de Dunkerque) et de la Chambre syndicale des ouvriers du port mensualisés et intermittents.

La filière de la banane antillaise en chiffres

La production de bananes se chiffre à environ 250 000 t/an sur 10 000 ha (190 000 à 200 000 t sur 7 500 ha pour la Martinique et 500 000 t sur 2 500 ha pour la Guadeloupe). La filière fait vivre 20 000 personnes, sans compter les emplois sur la métropole et représente des flux financiers importants (200 ME dont 150 pour la Martinique et 50 pour la Guadeloupe). Près de 250 conteneurs sont envoyés chaque semaine sur l'Hexagone.

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