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Légumes de France : atteindre 60 % d’autosuffisance en légumes dans deux ans

Son congrès annuel ayant été annulé pour cause de confinement, Légumes de France a organisé un webinaire pour présenter ses propositions pour développer la production légumière en France.

webimaire LdF
« Le Plan de relance peut vous soutenir pour regagner notre souveraineté alimentaire », a déclaré le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, qui est intervenu lors du webinaire de Légumes de France.
© Capture écran du Webinaire Légumes de France par FLD

Dans un Livre blanc remis au gouvernement, Légumes de France a formulé des propositions pour développer la production légumière : harmoniser le coût du travail au niveau européen, pérenniser le dispositif TODE d’exonération de charges, créer un nouveau dispositif d’aide aux investissements et une réglementation claire et harmonisée sur la protection des cultures… « Alors que l’importation augmente, les surfaces légumières en France diminuent, a souligné Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France. Il faut stopper le recul de l’origine France. La production française a des atouts. Nous pouvons reconquérir des parts de marché et atteindre 60 % d’autosuffisance dans deux ans et 70 % d’ici cinq ans. »

Mise en avant du 100% France

Autre point essentiel : la mise en avant des produits français. « Les distributeurs doivent arrêter la course aux prix bas, a insisté Bruno Vila, secrétaire général de Légumes de France. Nous pouvons reconquérir des parts de marché sur l’import en développant avec eux des offres de produits français, HVE, contractualisés…, comme nous l’avons fait pour la barquette 250 g de tomates cerise. » Autres axes : interdire les indications d’origines multiples (France et/ou Espagne…) et encadrer les promotions. « Nous n’y sommes pas opposés, a déclaré Jacques Rouchaussé, mais elles doivent être déclenchées par la production. »

Bio : tout le monde doit jouer le jeu

Autre point abordé, le bio : « Avec l’interdiction des serres chauffées, autorisées ailleurs, nous avons perdu des parts de marché, dénonce toutefois Bruno Vila. Même l’été, il y a eu de l’import de tomates et concombres bio et les prix ont été historiquement bas. Tout le monde doit jouer le jeu pour développer le bio ».

Enfin, concernant la suppression des emballages plastique en 2022, « il faut plus de temps. Nous serons prêts pour 2025 ».

Charte d’engagement

Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, est intervenu en vidéo. Il a rappelé la signature par la distribution de la charte d’engagement de mise en avant des produits frais et locaux. « Nous voulons favoriser une alimentation saine et durable pour tous, a-t-il déclaré. Le réseau des “Maraîchers de tradition” de Légumes de France peut aider à satisfaire la demande. »

Le ministre a incité les maraîchers à se saisir du Plan de relance, notamment des 200 M€ pour l’alimentation saine et durable, dont 50 M€ pour les cantines et 80 M€ pour les PAT, mais aussi du soutien à la conversion bio, du crédit d’impôt HVE, du soutien à la recherche en agroécologie.

« Nous ne sommes pas opposés aux promotions, mais elles doivent être déclenchées par la production. »

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