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L’éclaircissage au menu d’Isafruit

Le 6 mars, étaient réunis à Hasselt en Belgique des spécialistes européens pour faire le point sur l’éclaircissage des pommiers et pêchers dans le cadre d’Isafruit .

Belges, Allemands, Espagnols, Italiens, Néerlandais, Autrichiens et Français ont fait le point le 6 mars dernier en Belgique sur la situation de chaque pays quant à l’éclaircissage, la Slovénie étant déléguée par les anciens pays de l’Est. L’Université de Bologne, qui organisait ce colloque, avait convié aussi un représentant américain.

Pour obtenir des fruits d’un certain calibre et de forme homogène, il est nécessaire de diminuer le nombre de fruits. C’est l’éclaircissage. Les pratiques les plus utilisés sont les traitements phytosanitaires appliqués autour de la floraison complétés par des opérations manuelles. L’éclaircissage mécanique qui remet en cause la conduite du verger pratiquée jusqu’ici est peu utilisé.

Les différents exposés ont porté sur les homologations existantes dans chaque pays et les stratégies appliquées. Inévitablement a été abordée la question des produits qui vont être retirés du marché comme le carboryl fin 2008. Or comme en Espagne et en Italie, ce produit est un des éléments centraux de la stratégie d’éclaircissage en France. Les Français espèrent, comme c’est le cas pour d’autres pays, l’homologation de l’éthéphon en post-floral pour remplacer au moins partiellement le produit retiré du marché. Mais l’harmonisation des LMR (limite maximale de résidus) peut faire capoter l’autorisation de sa mise sur le marché. Cette mise en commun des différentes situations a révélé une fois de plus les fortes distorsions de concurrence entre pays.

Avec les dérogations de mise sur le marché qui dépendent essentiellement des décisions des Etats, les arboriculteurs sont plus ou moins démunis. Et la France est réputée pour accorder peu de dérogations. C’est le cas du 6BA qui n’est pas autorisé sur le sol français mais que les arboriculteurs allemands, hollandais ou autrichiens utilisent chaque année grâce à une dérogation. Face à ces situations, le CTIFL travaille depuis plusieurs années l’éclaircissage mécanique. « Des pistes sont encourageantes », note Françoise Zavagli, spécialiste arboriculture au CTIFL.

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