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Le tour de France d’Interfel

C’est par une visite au BRM, vendredi dernier, qu’Interfel poursuit son tour de France des comités de bassin. “Depuis quelques mois, souligne Gilles Vignaud, président de l’Interprofession, la filière a enclenché sa phase de reconstruction. Elle est fondée sur la restauration du dialogue interprofessionnel et un changement fort de la gouvernance. Dans la reconstruction des relations production/commerce, Interfel a l’obligation d’écouter les partenaires les plus importants sur les enjeux économiques et stratégiques. L’interprofession se devait donc d’aller vers le BRM et les sections nationales qui y sont hébergées pour débattre de ces problèmes. Ensemble nous avons trois territoires à explorer : la technique/expérimentation, l’économie, la promotion/communication.”

Un des thèmes principaux de la discussion s’est situé autour des commissions de première mise en marché. Inspirées d’une initiative du BGSO, elles concernent maintenant un grand nombre de produits “lourds” : pommes, abricots, asperges, cerises, fraises, melons poires, salades et fruits rouges. “Les commissions de première mise en marché ont fonctionné sur le principe de la réunion physique puis téléphonique, explique Jean-Louis Gallin Martel, directeur général du BRM. Ainsi les gens ont appris à se connaître et à se parler. Mais cela n’a rien à voir avec la réunionite. Des décisions précises ont été prises aux périodes délicates. Pour la cerise, l’abricot ou encore la pêche/nectarine à des moments où les marchés étaient bloqués, des mesures comme la communication ou une meilleure organisation des marchés ont été mises en place et montré leur efficacité.”

Installer des commissions de première mise en marché

Interfel observe d’un œil bienveillant ces initiatives de la production. “Interfel a une approche nationale des problématiques mais prône une bonne cohérence des décisions au niveau de la production, comme à tous les niveaux d’ailleurs, ajoute Alain Berger, directeur d’Interfel. Mais, dans la filière, c’est l’amont qui est le plus fragile car atomisé et moins organisé et cette fragilité donne le pouvoir à l’aval. Interfel voit d’un très bon œil l’installation de commissions de première mise en marché qui sont une forme d’organisation visant à un équilibre de la rémunération et une meilleure organisation. C’est une étape incontournable, mais il est indispensable de donner une cohérence nationale aux commissions de première mise en marché pour parvenir à ces résultats et éviter les collisions entre bassins.” Gilles Vignaud valide l’analyse. “Même la grande distribution est solidaire des enjeux de la première mise en marché bien que prévenue qu’elle n’aura pas de droit de regard sur son fonctionnement. J’ai appuyé politiquement la mise en place des commissions qui vont avoir un double but : améliorer la connaissance de l’offre afin que l’aval puisse prendre des dispositions en conséquence. Il nous reste maintenant à trouver un système sur le plan juridique pour les sécuriser, ce qui devrait être possible grâce aux nouveaux dispositifs inscrits dans la LOA.”

Ce mardi les présidents des familles d’Interfel seront en séminaire. “Il est à espérer, remarque René Reynard, que ceux-ci prennent en compte nos observations dans le cadre de la reconstruction de l’interprofession.”

Quant aux commissions de première mise en marché, elles affûtent leurs stratégies pour la prochaine campagne. “Les commissions, indique Jean-Louis Gallin Martel, se projettent sur 2007 et prennent de l’ampleur. Une dynamique nouvelle s’installe autour de certaines espèces, qui pourrait prendre une dimension nationale dès la prochaine campagne.”

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