Aller au contenu principal

Le réseau Biocoop met les nouveaux clients au cœur de sa stratégie

Nouveau site Internet, relations publiques renforcées..., le distributeur se professionnalise et se structure pour accompagner les nouveaux consommateurs bio.

La semaine dernière, le premier réseau de magasins bio en France a invité ses sociétaires à l'avant-première du film de Thierry Derocles “La face bio de la République” à Paris. Fld a rencontré Patrick Marguerie, nouveau directeur de la communication, venu de Système U où il assurait cette fonction pour la région Nord-Ouest. « Biocoop est le distributeur le plus engagé du marché bio et Système U est sans doute celui sur les problématiques de développement local. Biocoop va plus loin et depuis plus longtemps mais ce parallèle a sans doute joué dans mon évolution, explique-t-il. Les deux sont coopératifs, un format qui, face à la financiarisation, redevient un concept moderne porteur de valeurs. Outre le challenge d'une création de poste, c'est ce qui m'a convaincu de rejoindre le réseau. » Aujourd'hui, avec plus de 340 magasins, Biocoop est un distributeur éloigné du format traditionnellement attaché au commerce bio. Certains ont aussi quitté le réseau. Patrick Marguerie temporise : « Dans tout développement, il peut arriver une crise de croissance. Avec ces départs, c'est ce qui s'est passé. Biocoop est en train de changer tout en conservant ses fondamentaux, nos critères de marché demeurent bien au-dessus de la moyenne en France. Mais, compte tenu de notre taille aujourd'hui, il est nécessaire d'apporter une structuration, ce qui a pu être mal vécu par certains qui conservaient peut-être une vision alternative du métier. L'important est que Biocoop apporte le succès à ses adhérents. Et c'est le cas. Notre force réside dans la chaîne de valeurs de nos sociétaires et non dans l'individualisme de certains. » L'objectif aujourd'hui est d'accompagner les nouveaux clients de l'enseigne : « Dans la clientèle de Biocoop, on retrouve des consommateurs fidèles depuis plusieurs années mais qui ne sont pas la majorité. Nous avons de plus en plus de nouveaux entrants qui sont en recherche de repères. Ceux-ci ne connaissent souvent que les codes de la grande distribution que Biocoop ne pratique pas. L'enjeu est aujourd'hui de développer l'accessibilité à nos magasins, nos produits, pour ces nouveaux consommateurs. De leur donner des références tout en leur assurant une traçabilité et une qualité optimales de nos produits. » Biocoop va ainsi dévoiler en novembre son nouveau site Internet et investir plus largement les réseaux sociaux. Le magazine consommateur sera aussi réformé en 2014. Le réseau doit, en novembre, lancer une initiative innovante en logistique.

Les plus lus

<em class="placeholder">Un champ de chou-fleur en Bretagne.</em>
Crise sur les légumes d’hiver : « Il faut que toute la filière fasse de la pédagogie sur le vrai prix des légumes »

La météo très douce, qui a accéléré les cycles de production tout en limitant la consommation, entraîne une crise sans…

<em class="placeholder">Vue extérieure du bâtiment de la casserie de l&#039;entreprise Escoute,  à Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne)</em>
Amandes dans le Lot-et-Garonne : la casserie d’Escoute au service de la relocalisation de la production

Le projet de relocalisation de la culture de l’amande dans le Sud-Ouest, porté par l’entreprise Escoute, vient de franchir une…

<em class="placeholder">Cédric Sanchez, arboriculteur à l&#039;Ile-Sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales.</em>
Clémentines en Pyrénées-Orientales : intégrer le risque de gel et de froid

La clémentine s’impose comme l’une des voies de diversification dans les vergers des Pyrénées-Orientales. Les références…

Maraîchage en région nantaise : l’automne trop doux génère une crise

Comme d’autres régions, le maraîchage nantais connaît une forte crise liée à l’automne trop doux qui a entraîné l’accélération…

<em class="placeholder">Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente. </em>
Maraîchage en Charente : « Je blanchis mes serres multichapelles une fois par an »

Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente, a témoigné de sa stratégie pour limiter les hausses de température sous abri…

<em class="placeholder">Régis Aubenas, producteur de nectarines et abricots dans la Drôme, président de l&#039;association Fruits Plus et élu à la chambre d&#039;agriculture de la Drôme. </em>
Arboriculture dans la Drôme : la reprise des expérimentations de la Sefra s’organise
La liquidation de la station expérimentale fruits Rhône-Alpes (Sefra), en juillet 2025, était « inévitable » selon…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes