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Normandie
Le port du Havre réfléchit à fluidifier l'impact du contrôle phytosanitaire à l'importation

La présentation des avantages du port du Havre aux opérateurs de Rungis a souligné les difficultés rencontrées par les importateurs concernant l'immobilisation des conteneurs.

Rendez-vous devenu traditionnel, Haropa, la structure qui regroupe les ports du Havre, de Rouen et de Paris, est venue à la rencontre des opérateurs du marché de Rungis le 25 mars. Hervé Cornède, directeur commercial et marketing, a détaillé ce que Le Havre peut proposer : 60  armements représentés, plus de 2 700  offres maritimes, 67  ports touchés en Afrique et 57 au Moyen-Orient, des transit times intéressants (six jours avec New York, neuf avec Dakar)..., en bref « une offre de services similaire à celle de Rotterdam ». L'actualité pour la place portuaire havraise est l'ouverture programmée en juin, d'une nouvelle plate-forme multimodale (mer, route, fer) de 110 ha. Cet investissement de 145 millions d'euros devrait permettre de traiter environ 300 000 EVP par an. Outil de massification, de collecte et de dispatch de conteneurs, cette nouvelle plate-forme disposera d'une zone dédiée aux produits reefer. Cet aménagement devrait participer à renforcer les liens avec le marché de Rungis. Les deux entités disposent en effet d'un terminal ferroviaire et les réflexions sont en cours pour établir une connexion. Les services officiels présents sur le port du Havre (Douanes, Services phytos...) étaient aussi présents, ce qui donné lieu à une passe d'armes entre Denis Allex, adjoint au chef du Service d'inspection vétérinaire et phytosanitaire aux frontières (Sivep), et Christian Choupin, directeur général de Helfer France.

Le trafic des produits sous température dirigée a progressé de 10 % sur le port du Havre en 2014.

« Lorsque l'on voit la longueur de l'immobilisation des conteneurs suites aux contrôles phytosanitaires sur le port du Havre –  onze jours pour un conteneur d'oranges  –, les opérateurs s'interrogent s'il ne vaut mieux pas choisir une autre place maritime sur le range Nord, attaque Christophe Choupin. A chaque conteneur, nous nous posons la question. Nous ne rencontrons pas ce problème à Rotterdam. Il faut comprendre qu'un importateur est engagé vis-à-vis de son client. L'importation représente environ 1,5  million de tonnes et 80 % échappent aux ports français, ne l'ou-blions pas non plus. » Denis Allex a défendu la position des autorités de contrôles : « C'est aller trop loin de dire qu'il y a un problème de cette ampleur avec les contrôles phytos. Ceux-ci peuvent apparaître comme un frein, certes, mais ils sont nécessaires et s'intègrent dans les échanges internationaux tels que définis par l'OMC. Il en va aussi de la santé des personnes. La Commission européenne demande de ne pas prendre de risques. Il y a une nécessité de renforcer le dialogue entre les services et les opérateurs. » Hervé Cornède a reconnu le problème : « C'est notre point de faiblesse, nous le reconnaissons. Des réflexions sont en cours pour trouver des solutions rapidement. Nous reviendrons vers vous avec celles-ci dans trois mois, au moment du lancement de la campagne d'oranges. » Presque un engagement.

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