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Le poireau primeur nantais en quête de différenciation

Le poireau primeur nantais, qui prend le relais de son homologue d’hiver début mai, souffre de méconnaissance auprès du public et entend continuer ses efforts de communication pour se faire remarquer, en investissant 100 000 E cette année.

Assorti d’un fût moitié vert et moitié blanc, ce légume primeur qui se déguste en entier possède de nombreuses qualités de goût et de texture. Afin de promouvoir ces atouts, le poireau primeur nantais lancera une grande campagne radio sur Nostalgie et Chérie FM au mois de mai. Durant deux semaines, trois messages insisteront sur ses bénéfices forme et santé, soit un total de 611 spots de 20 secondes diffusés. Parallèlement, un mailing sera adressé à toutes les GMS et la Section nationale poireau soutiendra une série d’animations dans les magasins avec des affiches, des fiches recette, des stop rayons…

Côté production, les choses se présentent bien, la récolte s’annonce sur un volume de 22 000 t, conforme aux prévisions et stable depuis cinq ans. Second légume nantais commercialisé après la mâche, le poireau rencontre un certain succès à l’export, avec 40 % des volumes qui partent majoritairement en Angleterre et en Allemagne, ces deux clients représentant 65 % des exportations.

La tendance s’oriente vers le poireau planté

Les 150 producteurs nantais, qui produisent sur 450 ha, cultivent encore du poireau semé (4 à 5 000 t), mais la tendance s’oriente en faveur du poireau planté, pour des raisons d’homogénéité de calibre et de qualité. Les plants proviennent du Maroc pour les poireaux plantés en février, d’Espagne pour ceux plantés en mars et de France pour ceux plantés en avril. Après une année 2005 satisfaisante, avec de bonnes conditions de marché, un démarrage de campagne dès le début mai et un écoulement rapide, les producteurs espèrent dépasser leur chiffre en 2006, sachant qu’un prix minimum de 68 à 70 centimes départ producteur serait considéré comme satisfaisant.

Côté conditionnement, pas de révolution, le vrac en colis de 5 et 10 kg est majoritaire. Il existe aussi un format barquettes et bottes. “Le flow pack étant à l’étude”, d’après Jean-Michel Ménard, producteur. La GMS commercialise 65 % des volumes mis en marché, ce qui est inférieur à la plupart des autres légumes qui se situent plutôt autour de 70 %. “Ce légume de printemps s’achète beaucoup sur le marché”, explique Jean-Michel Ménard, ce qui n’est pas le cas en Grande-Bretagne où les 2 000 t de poireaux primeurs sont vendues à des “packers” qui les conditionnent en unité consommateurs pour la GMS.

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