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Distribution de fruits à l’école
Le Parlement européen demande une enveloppe de 360 millions d’euros

Suite à la proposition de la Commission européenne, le député européen danois, Niels Busk, a rendu un rapport en faveur d’un budget communautaire plus conséquent.

Dans le cadre du lancement du programme en faveur de la consommation de fruits à l’école, le Parlement européen invite la Commission à revoir sa proposition et invite le Conseil à informer le Parlement si celui-ci ne souhaite pas tenir compte de ses modifications. En effet, Niels Busk, député danois et membre du Groupe alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, suggère que l’aide communautaire atteigne 360 ME par année scolaire : « Si l’on veut mettre en place des programmes d’envergure en faveur de la consommation de fruits et parvenir aux résultats souhaités en matière nutritionnelle, il est nécessaire de revoir à la hausse les crédits communautaires », souligne son rapport. Ajoutant, qu’un morceau de fruit par semaine ne suffit pas à modifier une habitude alimentaire, « il devrait consister en une portion de fruit par jour et par élève et ne pas être limité aux enfants de 6 à 10 ans ». Par ailleurs, il estime qu’il convient d’intégrer ce programme dans la mise en œuvre des politiques de l’UE en général et de la PAC en particulier. « Il ne doit pas remplacer le financement actuel de programmes nationaux existants en faveur de la consommation de fruits à l’école ou d’autres programmes de distribution à l’école qui comprennent des fruits. » Niels Busk souligne : « Dans le cas où un ou plusieurs Etats membres n’utilisent pas le financement communautaire, les fonds peuvent être transférés et utilisés dans d’autres Etats membres. » En effet, selon lui, les fonds alloués doivent augmenter parallèlement au nombre d’enfants qui y participent comme c’est le cas pour la distribution de lait à l’école.

Quant aux produits devant être distribués, Niels Busk estime que « les Etats membres doivent pouvoir décider eux-mêmes des produits à inclure ou exclure du programme ». Enfin, il ajoute qu’il revient aux Etats membres de fixer les modalités du cofinancement national, « comme pour le programme lait, les Etats membres peuvent demander aux parents de régler la part de cofinancement national du programme », note-t-il. Son rapport sera débattu en Conseil le 29 septembre.

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