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Marseille
Le Pam à la reconquête des f&l

Le Pam affiche sa volonté de capter de nouveaux trafics maritimes de f&l. Ambition qui s’est traduite les 22 et 23 mai par l’organisation des “Journées professionnelles des f&l”.

En 2006, le Port autonome de Marseille (Pam) a traité 562 000 t de f&l, dont 80 % (448 000 t) à l’import. La baisse constatée depuis deux ans, correspond à la crise ivoirienne (- 11 % entre 2006 et 2007) qui ne doit pas masquer les progressions de la Tunisie (15 %), Egypte (50 %) et Argentine (4 %).

Le Pam a vocation à commercer avec la Méditerranée comme le montrent ses principaux clients : Israël, Algérie, Tunisie. Mais des destinations, ou provenances nouvelles, sont à explorer. La première est le Maroc qui exporte, chaque année par la route, 300 000 t de f&l, dont 200 000 transitent par la France. « Il faut tout mettre en œuvre pour transférer le trafic routier par la mer, annonce Eric Briost, de Marseille Manutention, société qui gère le Terminal Routier Sud. Nous devons fédérer les producteurs marocains, trouver un armateur pour créer une ligne avec Agadir et Marseille. »

Autre constat, la fiabilité est encore le talon d’Achille du port. En dernier lieu, le reproche qui est fait au fonctionnement du port – et qui n’engage pas sa responsabilité – c’est la complexité des formalités administratives liée au manque de personnel (PV, DGCCRF, Douanes). Reproches sur “les séquelles d’une crise d’adaptation” selon les termes de Raymond Vidil, vice-président du Pam, auxquelles le port peut opposer les atouts “d’un modèle provençal d’ouverture sur le monde”. Il s’agit de son terminal fruitier d’une capacité de 500 000 t palettisées, 35 000 conteneurs et qui ne fonctionne qu’à moitié ; du nouveau Poste d’Inspection frontalier (PIF) ; des équipements réfrigérés ; de la création de Fos 2XL pour augmenter la capacité des terminaux à conteneurs et surtout de dessertes fluviales, ferroviaires et routières qui font de Marseille, “la porte d’entrée de l’Europe”.

Les opérateurs sont conscients de ces avantages. Reste à gérer la crise de confiance pour faire revenir des opérateurs majeurs comme Canavèse (“C’est un non-sens économique d’avoir à travailler avec Anvers”) ou la Compagnie Fruitière, ce qui exigerait d’abord “beaucoup de négociations pour rassurer”. Il n’en reste pas moins qu’à l’évidence nombre d’opérateurs seraient favorables à une augmentation des flux de f&l à Marseille. Faus Dura qui revient au Min des Arnavaux, LV Fruit qui ouvre prochainement un bureau au Maroc, la présence à cette journée de producteurs exportateurs marocains en sont des exemples. Les responsables du Pam auront maintenant à tirer les enseignements de cette volonté affichée. « L’autorité portuaire, devait conclure Jean-Pierre Brillat, directeur général adjoint, accompagnera les initiatives. Car 600 000 t de f&l, c’est peu par rapport à l’activité totale du port, beaucoup par rapport aux marchandises diverses et trop peu par rapport au potentiel global. Nous tirerons de cette journée des conclusions de progrès. »

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