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Etats généraux de l'alimentation
« Le monde des fruits et légumes frais s’engage »

L’interprofession a alerté les pouvoirs publics : la future loi ne devra pas être généraliste, au risque d’être inadaptable au secteur des fruits et légumes.

Interfel suggère aux pouvoirs publics de s'inspirer de ses propositions et de son plan de filière pour les modalités de mise en oeuvre du plan de résilience dédié aux fruits et légumes.
© Interfel/Aprifel

Pour la traditionnelle conférence de présentation des vœux à la presse -le 12 janvier cette année-, Interfel, le CTIFL et Aprifel avaient de nombreux sujets à aborder. Mais les discussions ont beaucoup tourné autour des fameux plans de filière. Bruno Dupont, président d’Interfel, souligne : « Nous avons beaucoup travaillé avec les 14 familles d’Interfel. Les promesses que l’on a faites, nous allons les tenir. Le monde des fruits et légumes frais s’engage, et pour plusieurs années. » « On a demandé 1,2 Md€ sur les 5 Md€ du plan d’investissements pour les fruits et légumes frais, précise Jacques Rouchaussé, président du CTIFL. Tout est calculé. Nous avons été les premiers à chiffrer nos besoins. »

Parmi ces « promesses » de plan de filière : la contractualisation, à laquelle les professionnels ont rappelé leur attachement. « Mais on veut être contractualisé volontairement, sur un volume mais aussi sur un prix, insiste Jacques Rouchaussé. Aujourd’hui la contractualisation est très marginale, l’objectif est d’atteindre 30 % d’ici cinq ans. Et nous ferons un bilan dans un an. » Un guide de bonnes pratiques pour la contractualisation, d’une trentaine de pages (« et non trois ou quatre pages comme on peut voir ailleurs »), a même été adopté par les 14 familles d’Interfel et est en relecture chez les pouvoirs publics. Sur la segmentation de marché, l’accent va être mis sur les Siqo (signes officiels d'identification de la qualité et de l'origine). « Notre objectif à 5 ans pour les Siqo, bio compris, est d’atteindre un potentiel de 25 % du chiffre d’affaires, explique Louis Orenga, directeur général. Aujourd’hui on tourne autour des 10 % en comptant le bio (à peine 3 % hors bio) donc il y a un vrai potentiel. »

Souvent citée en exemple pendant les EGalim, la filière fruits et légumes frais s’engage donc à aller encore plus loin. Mais pas sans le soutien de l’État. Outre une clarification concernant le droit de la concurrence, la filière alerte les pouvoirs publics : « Un texte de loi généraliste ne sera pas applicable aux fruits et légumes même s’il est applicable à d’autres filières, insiste Louis Orenga. Il ne faut pas refaire l’erreur de la loi Sapin 2. Nous voulons des textes adaptés aux spécificités des fruits et légumes via des accords interprofessionnels. »

Le plan de filière est issu d’une concertation avec les professionnels et les pouvoirs publics, avec la collaboration d’Aprifel. Et « afin de mettre en valeur les synergies entre les fruits et légumes frais et transformés tout en intégrant leurs spécificités, les objectifs et les orientations stratégiques ont été rédigés conjointement entre Interfel et l’Anifelt. » Il est disponible sur les sites Internet des interprofessions.

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