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Plan Ecophyto
Le ministre salue une baisse de 5,7 % des pesticides et parie sur le biocontrôle

En 2012, le recours aux produits phytos affiche une baisse « encourageante » et le réseau des 1 900 fermes Dephy a permis d'identifier 90 systèmes performants en 2013.

La seule mesure fiscale incitative concernera l'expérimentation des certificats d'économie phyto.

A l'occasion de la réunion annuelle du Comité national d'orientation et de suivi du plan Ecophyto le 9 décembre, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, a dressé un bilan « encourageant » de la réduction des produits phytosanitaires : - 5,7 % en 2012 (jusqu'à -  11 % pour les insecticides et les herbicides), tandis qu'en 2011 le recours aux pesticides avait augmenté de 2,5 %. « On a inversé la courbe de manière sérieuse alors que les conditions météorologiques n'étaient pas favorables », a précisé le ministre qui a aussi salué les initiatives déployées, notamment dans les exploitations de l'enseignement agricole. Les 1 900  fermes Dephy ont permis d'identifier 90  systèmes de culture économes et performants et 200  portes ouvertes ont été organisées. En 2013, ce sont 3 400 bulletins de santé du végétal qui ont été publiés et 300 000 professionnels ont obtenu leur Certiphyto. « Nous avons là des résultats encourageants, certainement pas suffisants, mais ils montrent que c'est possible », a déclaré Stéphane Le Foll en précisant que « l'objectif de réduction de 50 % d'ici à 2018 n'est pas un absolu. Ce qui m'importe, c'est de mettre en place la dynamique : réduire les phytos oui, mais en augmentant la biodiversité et le biocontrôle. Ça passe par la formation, la recherche, le soutien aux pionniers. » Le ministre a insisté sur l'importance que prendra le biocontrôle et indiqué vouloir réunir, en mars prochain, les acteurs de cette filière. Les Chambres d'agriculture ont salué les résultats Ecophyto et confirmé leur engagement à cette démarche. L'ONG Générations Futures « se félicite des signes encourageants » mais souligne qu'« on doit aller plus loin dans la mise en place de systèmes robustes de type production intégrée et bio » tandis que pour France Nature Environnement, « la réduction de 5,7 % est trop modeste pour être considérée comme un succès ». L'association demande « la mise en place d'une incitation financière », ce à quoi Stéphane Le Foll est farouchement opposé : « Un seul point sur la fiscalité : on va expérimenter les certificats d'économie phyto (cf. fld hebdo du 19 juin 2013) proposés par Marion Guillou dans le cadre de la loi d'avenir. »

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