Aller au contenu principal

Productions antillaises
Le ministre des Outre-mer parraine la première campagne de l’IGP melon de Guadeloupe

Victorin Lurel était à Rungis vendredi matin. Après avoir visité les mûrisseries de bananes, il a assisté au lancement de la campagne IGP melon de Guadeloupe.

 De mémoire de Rungissois, les visites de ministres de l’Outre-mer sur le Min sont rares. Le dernier locataire de l’Hôtel de Montmorin à se rendre sur le marché serait François Baroin, ministre de 2005 à 2007. C’est dire si la venue, vendredi 22 février au petit matin, de Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, constituait un événement en soi. Et quand on connaît l’engagement du titulaire du poste, ancien directeur de la chambre d’Agriculture de Guadeloupe, et ancien président du Conseil régional de Guadeloupe, en faveur de l’agriculture ultramarine, la portée politique de ce déplacement saute aux yeux. Et cela n’a pas échappé à Eric de Lucy, président de l’UGPBAN (qui fête cette année ses dix ans). « Vous êtes ici chez vous », a-t-il dit à Victorin Lurel en l’accueillant sur le site de la mûrisserie Fruidor. « Si vous n’aviez pas été là en 2008 [en tant que président du CR Guadeloupe, NDLR], au moment où se sont déroulées avec le groupe Pomona les négociations pour le rachat du réseau Fruidor par les producteurs de Guadeloupe et de Martinique, cette opération n’aurait pas pu se réaliser. » « Si c’était à refaire, je le referais », a aussitôt répondu le ministre en rappelant que la Région était intervenue à hauteur de 4 M€ dans cette opération d’un montant total de 53 M€. « C’est un très bon investissement, a-t-il ajouté. Le projet a tenu ses promesses. C’était de la bonne prospective. Sinon, la banane antillaise aurait été fort rare sur le marché européen. » Après la banane, l’autre point fort de cette visite était le lancement de la première campagne de l’IGP melon de Guadeloupe. Si le signe officiel de qualité a été obtenu en mars 2012, ce n’est que maintenant qu’il peut être commercialisé avec le précieux label. « Le cahier des charges de l’IGP est le socle de travail de nos producteurs », a expliqué Victor Bassien, président de l’Association de défense du melon de Guadeloupe (ADMG). Un cahier des charges qui permet de « fiabiliser le produit au regard du distributeur et du consommateur. » « Face à la concurrence mondiale, nous venons d’obtenir l’IGP », a fièrement ajouté Claude Boyer, de la société éponyme, à ce jour seul distributeur du melon de Guadeloupe en métropole. Il a profité de la présence du ministre pour évoquer deux questions brûlantes : la rotation foncière et le coût du fret. Victorin Lurel a rappelé « le long processus pour aboutir à la qualité. Cette IGP vient couronner ce travail ». Sur le coût du fret, le ministre a évoqué « une lueur d’espoir ». « Nous nous sommes donné les moyens de peser sur cette question », a-t-il ajouté en évoquant l’adoption de la récente loi relative à “la régulation économique outre-mer”.

Les plus lus

<em class="placeholder"> Stéphane Allix, responsable du magasin Le Village des producteurs à Aubenas et Patrice Raoux, producteur d&#039;asperges en Ardèche.</em>
En Ardèche : « L’éplucheuse à asperge fait gagner un poste et demi »

Si vendre des asperges épluchées est un standard en Allemagne, cette offre est encore peu développée en France. Pour dynamiser…

<em class="placeholder">Le producteur de fraise et asperge, Thomas Mathio, sur son exploitation.</em>
Dans les Landes : « L’éplucheuse à asperge nous permet de valoriser les petits calibres »

Témoignage de Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Il propose à ses clients le…

<em class="placeholder">Arnaud Bergougnoux, responsable technique du Verger de la Blottière.</em>
Maine-et-Loire : "En poire, nous avons réussi à limiter l'alternance"

À La Blottière, entreprise arboricole basée dans le Maine-et-Loire, le renouveau de la poire passe par des choix variétaux et…

<em class="placeholder">Marc Fauriel, producteur de poires bio à Loriol sur Drôme devant un verger de la variété Conférence, âgé de quinze ans.</em>
Drôme : « Aujourd’hui, en poire bio, nous manquons de stratégies de lutte »
À Loriol-sur-Drôme, le Gaec Fauriel Frères cultive 12 hectares de poiriers en agriculture biologique. Mais les obstacles…
<em class="placeholder">Dirigeants de la Sica Saint</em>
Légumes en Bretagne : la Sica Saint-Pol de Léon toujours en crise

Déjà très affectée en 2025, la Sica Saint-Pol de Léon a encore vu son chiffre d’affaires baisser de 22 % depuis novembre…

<em class="placeholder">Carte d&#039;anomalie : écart à la normale. Moyenne des températures moyennes en °C en France métropolitaine pour le début de l&#039;année 2026</em>
Arboriculture : la floraison menacée par le gel suite aux chaleurs du début d’année

Depuis début 2026, l’écart des températures à la moyenne dépasse les 2 °C dans plusieurs régions du nord de la France. Ce…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026​
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes