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Produits d’import
Le marché fixe ses limites

Les prix plafonnent vite en produits de saison, même dans les produits haut de gamme comme le Moscatel du Chili, les fruits rouges et les tomates cerise et grappes originales.

En raisin, la fin de la saison de l’hémisphère Sud se prolonge dans la douleur. Comme en pomme, les estimations étaient “trompeuses” et les quantités exportées en fin de saison par le Chili ont dépassé les attentes. Le blanc sans pépin est bien en fin de course. Des lots refusés sur le marché anglais se sont bradés sur le continent. L’offre se concentre sur l’Inde. Mais il reste encore des lots de Moscatel du Chili qui sont dégagés à vil prix, à peine plus que le Dauphine d’Afrique du Sud. Le Red Globe est moins secoué mais la saison peut encore durer un mois. La consommation de raisin a été difficile à relancer après un long déficit.

Le prix moyen de mise en marché des kiwis d’hémisphère Sud s’est calé sur celui de la fin de la saison en Europe. Avec un bémol dans les petits calibres pour lesquels l’offre du Chili fait un peu pression, entre 12 et 14 euros le colis de 10 kg.

Campagne de promotion en Espagne pour les cerises

En fruits à noyau, les pluies du week-end ont encore perturbé la récolte en Espagne. La cerise du Vel de Jerte bénéficie d’une campagne de promotion dotée d’un budget de 850 000 euros, dont seulement 100 000 euros pour les variétés autres que les Picotas. Ces dernières ne pèsent pourtant que la moitié des surfaces ; les tonnages vendus sous appellation ne sont que de 7 000 à 8 000 tonnes. La Communauté autonome s’implique aussi dans la structuration commerciale du secteur car l’offre est très atomisée. Elle contribue aussi au financement des nouveaux vergers d’abricotiers dans la région de Caceres.

L’arrivée sur le marché sur le Sud de l’Italie se fait aussi de manière chaotique.

Aux Etats-Unis, le déficit de la récolte de Bigarreau sur Washington State sera plutôt de l’ordre de 40 % que de 25 %. Il ne resterait qu’un potentiel de 110 000 tonnes, ce qui réduira les volumes exportés.

Dans un marché pourtant soutenu, la fraise d’Espagne est marginalisée. Les prix actuels découragent bon nombre de producteurs.

En melon, le creux d’approvisionnement en vrai Charentais permet de maintenir les prix fermes. Marrakech termine sans que Murcie ne soit en mesure de prendre le relais.

Imprécisions sur la part de marché des tomates

Les ventes de tomate sont hésitantes. Les petits segments à forte valeur ajoutée sont ceux qui pâtissent le plus de la situation actuelle. En France, les ventes reposent encore sur les rondes dont la part de marché atteint la moitié des ventes contre seulement 21 % en Allemagne. En grappe, la part est de 40 % en France et de 53 % en Allemagne, où, à l’intérieur de ce bloc des grappes, le panel consommateur fournit une image plus précise qu’en France. En effet, les ventes de cocktail et cerise en grappe pèsent 15 % du marché contre environ 9 % pour les cerises en vrac. En France, on sait seulement que les cerises en vrac représentent 6 % du marché.

Israël revient sur le marché des pommes de terre de primeur à partir de début juin. Les parcelles replantées après le gel du mois de janvier entrent en production. Les tonnages seront variables selon les prix.

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