Aller au contenu principal

Bio
Le marché du bio en France, toujours « record » et « dynamique »

Selon les chiffres définitifs de l’Agence bio, le marché a franchi la barre des 9,7 Md€ en 2018. La RHD est particulièrement dynamique.

Le nouveau président de l’Agence bio, Philippe Henry à gauche, et son directeur, Florent Guhl, lors de la conférence le 4 juin.
© Julia Commandeur - FLD

Le nouveau président de l’Agence bio, Philippe Henry, et son directeur, Florent Guhl, ont fait état, le 4 juin, en conférence de presse d’une « nouvelle année 2018 record pour le bio ». Le bio a franchi la barre des 5 % des achats alimentaires des ménages français et le marché représente désormais 9,7 Md€ (+15,7 %), dont 9,139 Md€ d’achats et 555 M€ en RHD (319 M€ en restauration collective et 236 M€ en commerciale). « Le bio se démocratise !, se réjouit Florent Guhl. Ces chiffres montrent bien que s’il y a une offre en face, il y a des achats. Pour la première fois, la RHD (+28 %) est plus dynamique que les achats des ménages (+15,4 %), en écho à la loi EGalim sur la restauration collective et qui est, je pense, une vraie opportunité pour les fruits et légumes ».

La GMS (49 % de PDM) est pour la deuxième année consécutive le circuit de distribution le plus dynamique. Elle est également plurielle « pour s’adapter à la demande » : le drive (+80 % en valeur en deux ans), les magasins de proximité (+60 % en deux ans), etc., et multiplie les services (transformation sur place de pain bio, jus de fruits frais à presser…). Les magasins bio (34 % de PDM) ralentissent un peu la croissance (+8 %), avec tout de même « 300 nouvelles ouvertures de magasins ».

Le top produits est constitué de l’épicerie (23 % des achats) et des fruits et légumes (19 %). Ces derniers ont totalisé 1,703 M€ d’achats en 2018, soit +13,2 %. L’import représente une part de 41 % (en raison surtout des fruits exotiques).

Sur ce point, « les importations sont jugulées par la vitalité de la production française, note Florent Guhl. L’origine France tous produits bio représente 68,9 % du marché, un pourcentage stable comparé à l’année dernière, ce qui est une bonne nouvelle car la croissance du marché bio se fait autant sur l’origine France que sur l’import ».

Le marché bio en RHD est pour la première fois plus dynamique que celui des achats des ménages.

Entendu lors de la réunion Agence Bio

Serres chauffées : l’Agence bio ne prend pas position

L’Agence bio a rappelé qu’elle n’avait pas de position sur le débat “serres chauffées”, au vu de la pluralité des acteurs qui la composent. Philippe Henry, son président, a précisé : « J’ai écouté les débats, et les arguments des uns et des autres ne me semblent finalement pas si clivants. Tous sont dans la modération et je ne doute pas qu’on devrait pouvoir trouver une solution. Mais avec la démocratisation du bio, il va falloir s’attendre à une multiplication de ce genre de débat ».

GMS : des marges et du bio

Quid des marges sur les produits bio en GMS ? « Difficile de savoir, souligne Florent Guhl, directeur de l’Agence bio. On observe un double phénomène : un serrage de marges sur certains produits pour attirer de nouveaux consommateurs et d’autres avec des prix très élevés pour des marges importantes. L’Agence bio va travailler avec FranceAgriMer et l’Observatoire de la formation des prix et des marges sur ce sujet, en espérant avoir des éléments de réponse dans deux ou trois ans. »

Production bio : les fruits et légumes tirent la croissance

Philippe Henry, président de l’Agence bio, note en 2018 un fort développement des surfaces françaises engagées en bio, avec quatre cultures ultradynamiques : les grandes cultures « qui avaient du mal à se développer » (+150 % en surface sur un an), les légumes frais (+80 %) et les fruits (+75 %) « qui sont des produits phares du bio, fortement demandés donc c’est bien que la production rattrape un peu son retard » et la vigne (+40 %). Selon les chiffres définitifs de l’Agence bio, la France compte désormais 41 623 producteurs engagés dans le bio (+13 % sur un an) soit près de 10 % des exploitations françaises, 16 651 transformateurs (+12 %) et 7 114 distributeurs (+41 %).

Fruits et légumes et petfood

Dans les chiffres de l’Agence bio de 2018 définitifs, sortis le 4 juin, les fruits et légumes ont toujours autant la cote. Ils représenteraient 19 % en valeur des achats des ménages. Mais ils se font truster la première place du “top produits” par l’épicerie. Vaste catégorie qui, selon Florent Guhl, est tirée par… la nourriture pour animaux domestiques ! Si les fruits et légumes bio veulent retrouver leur place d’honneur, il faudra désormais qu’ils s’adressent à nos chers compagnons à quatre pattes…

Les plus lus

<em class="placeholder">Un champ de chou-fleur en Bretagne.</em>
Crise sur les légumes d’hiver : « Il faut que toute la filière fasse de la pédagogie sur le vrai prix des légumes »

La météo très douce, qui a accéléré les cycles de production tout en limitant la consommation, entraîne une crise sans…

<em class="placeholder">Vue extérieure du bâtiment de la casserie de l&#039;entreprise Escoute,  à Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne)</em>
Amandes dans le Lot-et-Garonne : la casserie d’Escoute au service de la relocalisation de la production

Le projet de relocalisation de la culture de l’amande dans le Sud-Ouest, porté par l’entreprise Escoute, vient de franchir une…

<em class="placeholder">Cédric Sanchez, arboriculteur à l&#039;Ile-Sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales.</em>
Clémentines en Pyrénées-Orientales : intégrer le risque de gel et de froid

La clémentine s’impose comme l’une des voies de diversification dans les vergers des Pyrénées-Orientales. Les références…

Maraîchage en région nantaise : l’automne trop doux génère une crise

Comme d’autres régions, le maraîchage nantais connaît une forte crise liée à l’automne trop doux qui a entraîné l’accélération…

<em class="placeholder">Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente. </em>
Maraîchage en Charente : « Je blanchis mes serres multichapelles une fois par an »

Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente, a témoigné de sa stratégie pour limiter les hausses de température sous abri…

<em class="placeholder">Régis Aubenas, producteur de nectarines et abricots dans la Drôme, président de l&#039;association Fruits Plus et élu à la chambre d&#039;agriculture de la Drôme. </em>
Arboriculture dans la Drôme : la reprise des expérimentations de la Sefra s’organise
La liquidation de la station expérimentale fruits Rhône-Alpes (Sefra), en juillet 2025, était « inévitable » selon…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes