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Distribution
Le label pour les circuits courts ne fait pas l’unanimité

Le colloque qui s’est tenu à AgroParisTech a fait un tour d’horizon très large d’un circuit qui soulève encore bien des questionnements.

 L’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement, AgroParisTech, accueillait les 5 et 6 juin derniers le colloque annuel organisé par la Sfer (Société française d’économie rurale) dont le thème était cette année les circuits courts de proximité. Plus de vingt ateliers, sans compter les sessions “magistrales”, ont montré que le sujet mobilisait les esprits. Cependant, les intervenants ont reconnu que les données sur les démarches de terrain manquaient. De même, comme l’a souligné Fabien Santini (Centre de recherche conjoint de la commission européenne), le terme “circuit court” est un particularisme francophone : il existe une multiplicité de systèmes dans l’Europe qui ne facilite pas la comparaison. Le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, dans son intervention vidéo, a annoncé de nouvelles initiatives devant structurer cette filière dans les prochains mois. Au-delà de l’inscription des circuits courts dans la prochaine Pac, le projet de labelliser ces derniers est revenu plusieurs fois dans les discussions. Risque de confusion avec les labels existants, coûts de mise en place et de gestion et question sur le besoin d’étiqueter une relation directe entre consommateur et producteur, les interrogations sont nombreuses. Le colloque aura permis de présenter plusieurs démarches dont certaines issues de la coopération (Sicoly, Saveurs Fermières...). On aura aussi noté l’intervention de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) sur le sujet. Partant d’une étude que la CDC a récemment menée, Philippe Serizier, responsable du pôle “Analyse et prospective” au sein du service de la stratégie territoriale et des partenariats, a tenu à rappeler quelques vérités : « Pour la Caisse, accompagner les circuits courts est un dossier complexe qui demande une inscription dans le long terme. Cela demande un changement de modèle économique. Cela n’est vivable que si les circuits courts sont intégrés à terme dans des flux nationaux, voire internationaux. Nous ne sommes pas dans l’économie circulaire fermée. Nous ne sommes pas dans l’autarcie. »

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