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Midi-Pyrénées
Le haricot tarbais est devenu un produit haut de gamme

Relancé en 1986, le haricot tarbais a connu, en vingt ans, une hausse de 280 % de son prix, départ coopérative.

C’est une étude réalisée par l’Irqualim, à l’occasion de son 15 e anniversaire, visant à “mettre en évidence les bénéfices engendrés par la présence d’un signe de qualité”, qui le révèle. Le haricot tarbais a connu une renaissance fulgurante.

« Quasiment disparue au début des années 80, cette culture a fait l’objet, en 1986, d’une relance par quelques producteurs, appuyés par la Chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées, pour finalement aboutir à la création d’une coopérative, en 1988, et à l’obtention d’un Label Rouge, en 1997, puis de l’IGP en 2000, rappelle Julien Frayssignes, qui a réalisé l’étude. Cette production représente aujourd’hui, pour les producteurs engagés, une activité permettant de diversifier leur revenu. »

Le fait est qu’en quelques années le haricot tarbais a complètement transformé son image. Il est passé d’un “produit populaire”, au sens péjoratif du terme, au moment de sa relance, à un produit haut de gamme, désormais emblématique des Hautes-Pyrénées. Une métamorphose qui n’est certainement pas sans lien avec l’obtention de son Label Rouge et qui s’est accompagnée d’une progression des rémunérations très significative. « Nous avons observé une hausse de plus de 280 % du prix au départ de la coopérative sur la période 1988-2006 », note Julien Frayssignes. Acheté guère plus de 2 euros/kg en 1988, le haricot tarbais se revendait, en effet, 6 euros/kg en 1996 et près de 9 euros/kg en 2006. Ainsi, l’année dernière, un hectare dont le rendement tournait autour de 20 q/ha (culture sur filet) représentait un produit brut de 9 200 euros pour le producteur (4,60 euros/kg). « Il est par ailleurs important de noter que la relance du haricot tarbais a profité à l’ensemble de la production du département, poursuit Julien Frayssignes. On constate que les haricots génériques sont de nouveau très présents sur les marchés, ce qui n’était pas le cas il y a une dizaine d’années. »

L’étude de l’Irqualim montre que le chiffre d’affaires réalisé par les 109 SIQO de Midi-Pyrénées se monte à 468 millions d’euros (en 2005), ce qui représente près de 15 % du chiffre d’affaires total des exploitations agricoles de la région. En ce qui concerne le secteur des fruits et légumes, cette proportion est de 7,1 % avec 23,8 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les 335,6 millions d’euros réalisés par la filière (SIQO et non SIQO).

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