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Emploi agricole
Le financement du coût du travail n’aura pas de solution rapide

Des progrès sont encore à faire : tel est le constat des Assises de l’agriculture du Grand Sud-Est qui ont abordé le sujet de la main-d’œuvre agricole.

L’agriculture du grand Sud-Est a tenu ses Assises régionales vendredi à Châteaurenard. Organisées par Bernard Reynès, chargé par Patrick Ollier, président de la Commission des affaires économique de l’Assemblée nationale, d’une mission sur la compétitivité des entreprises agricoles, soutenue par la FNSEA, représentée par Jean-Bernard Bayard, cette réunion a été l’occasion de mesurer les avancées de la réflexion sur les enjeux liés à l’emploi agricole et à la compétitivité des entreprises agricoles. La première partie a mis en exergue la difficulté à trouver de la main-d’œuvre, notamment dans les régions productrices de fruits et légumes. « Avec la concentration de grandes exploitations, les besoins sont énormes, expliquait Angélique Delahaye, présidente de Légumes de France. Mais c’est un casse-tête pour résoudre les problèmes de recrutement, d’hébergement et de déplacement. Il ne faut pas jeter la pierre sur le Pôle Emploi. C’est à nous de faire reconnaître que le secteur est sous tension et le cas échéant faire venir des candidats de l’UE plutôt que de voir les productions se délocaliser. » Solution extrême citée par Charly Gautier de la FNPF : « En Espagne, ce sont les maires qui signent les contrats d’embauche avec le Maroc et la Tunisie ! » Le coût du travail en France est un élément essentiel de la perte de compétitivité française. Si des avancées ont été faites avec l’exonération sur le travail saisonnier, les emplois permanents échappent à cette mesure. On ne parlera donc plus de TVA sociale, mais le principe restera le même dans le projet de Bernard Reynès de « financement alternatif du coût du travail ». « C’est un dossier lourd et compliqué qui prendra du temps à mettre en place, a-t-il souligné. L’enjeu principal étant de définir si cette mesure doit porter sur les seuls fruits et légumes ? l’ensemble de l’agriculture ? tout le système français ? sera-t-elle eurocompatible ? » « Si l’Allemagne peut le faire, pourquoi pas la France ? », a noté Jean-Bernard Bayard. La réplique cinglante est venue de Guénola Mainguy, représentante de Bruno Le Maire : « La suppression du salaire minimum a été dévastatrice en Allemagne. Le gouvernement français a fait avec l’exonération sur les occasionnels, le maximum de ce qu’il pouvait faire. Vous ne pourrez pas abaisser le coût du travail en touchant au SMIC, ce que le gouvernement refuserait pour éviter la propagation de cette mesure à d’autres secteurs d’activité. » Bernard Reynès se donne deux ans pour faire aboutir ce projet. Un délai trop long pour une bonne partie de l’assistance.

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