« Le dire c’est bien, mais le faire c’est mieux »
Pardon au grand Bourvil d’emprunter une citation d’un de ses plus grands sketches pour évoquer le Grenelle de l’environnement. Mais en matière d’environnement, les Français ne sont-ils pas comme ce sympathique poivrot se trouvant dans la situation impossible de défendre la consommation de l’eau ferrugineuse ?
Pour l’écologie, c’est pareil : tout le monde est pour que la France fasse des efforts, à condition que les efforts soient imposés à son voisin.
Le discours du Président de la République (cf. Vie de la filière) censé donner les grandes lignes du “New deal” de l’environnement, pose plus de questions qu’il ne prend d’engagements fermes. Et le fait que les conclusions de ce Grenelle satisfassent quasiment tout le monde en dit long sur la bagarre qui va très rapidement s’ouvrir entre les différents lobbies avant l’ouverture du nécessaire débat parlementaire. Prenons le seul exemple des OGM : bien malin qui peut dire aujourd’hui quelle sera la situation en France au printemps prochain. Agriculteurs, écolos : chacun pense avoir berné l’autre. Et l’on pourrait dire pareil pour les pesticides, les transports, les déchets, etc. Heureusement, à Paris, la chapelle de la médaille miraculeuse est à deux pas de la rue de Grenelle.