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Salons - Sival 2012
Le contrôle des pesticides, de plus en plus fiable

Les outils de détection, les conventions comme FeL Partenariat… conduisent à gérer de façon plus opérationnelle le suivi des pesticides dans les fruits et légumes.

Au moins cinq laboratoires privés (1) se sont spécialisés dans l’analyse des pesticides et de leurs résidus. Le Sival, organisé à Angers, a été l’occasion pour Pierre Bourlès de l’entreprise Phytocontrol située à Rungis d’expliquer son métier lors d’une conférence sur les résidus. « Le prélèvement de l’échantillon est un élément essentiel de la fiabilité de l’analyse et de la traçabilité du produit, a insisté le responsable de laboratoire. Et les outils de détection, chromatographie et spectrométrie de masse en tandem, beaucoup plus performants qu’en 2000, sont capables aujourd’hui de livrer des résultats fiables en 24/48 heures. Auparavant, il fallait attendre de trois à cinq jours. Les aliments étaient alors déjà consommés pour certains. Pour des ingrédients comme le thé ou la menthe, la spectrométrie de masse en tandem, qui isole précisément les molécules, est indispensable. »

Entre 400 et 500 molécules peuvent être analysées
En sachant qu’une analyse coûte environ 200 €, la note s’avère potentiellement salée si le nombre de produits se multiplie. Selon les objectifs du client, l’analyse s’effectue à l’aveugle en ciblant un nombre important de substances actives ou seulement sur une ou deux molécules. Les résultats sont confrontés à plusieurs normes comme les LMR (Limite maximale de résidus en mg/kg) définis pour chaque pesticide, la ARFD, dose de référence aiguë exprimée en milligrammes de substance active acceptable par kilo de poids corporel ou encore la DJA (dose journalière admissible en mg/kg de masse corporelle). Contrairement aux données effectuées par les laboratoires officiels européens ou nationaux, les données de Phytocontrol sont évidemment confidentielles. « Toutes ces analyses, en plus de la connaissance des pratiques en matière de traitements phytosanitaires, contribuent à une bonne lisibilité du niveau de résidus en France et en Europe, affirme le laborantin. Mais en dehors de la zone européenne, il est plus difficile d’appréhender le sujet. Seule l’expérience peut nous guider dans le choix des substances actives à rechercher si tel est le but de l’analyse. »

Des tests réguliers sont demandés
Du producteur à la GMS, tous les acteurs de la filière agroalimentaire font appel aux services de ce type de laboratoires. Avec la convention d’autocontrôle FeL Partenariat, des importateurs, des expéditeurs et des grossistes font tester régulièrement leurs produits selon un protocole précis.
Patrice Prud’homme chez Robert SAS, adhérent de l’Aneefel et basé à Saint-Julien-de-Concelles (Loire-Atlantique), participe à l’opération depuis un an : « Avec la IVe gamme, nous étions déjà dans une démarche qualité avec un suivi précis des cultures et des analyses régulières. FeL Partenariat devient alors une véritable reconnaissance aussi bien pour nos clients que pour l’administration. » De même Gilbert Cadiou des établissements Daniel Cadiou (Finistère) adhère à FeL Partenariat : « C’est la suite logique de notre démarche d’entreprise après les certifications GlobalGap et BRC. Cela conforte notre clientèle qui ainsi limite les audits. »

(1) Phytocontrol, Eurofins (analyses en Allemagne), LCA, Phytocontrol, Girpa.

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