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Congrès international de Bruges
Le chou a encore beaucoup de possibilités d’avenir

Organisé en Belgique, le congrès a été l’occasion de mettre en exergue le déplacement des zones de production en fonction notamment des intérêts des surgélateurs.

« Ce 2e congrès international a rencontré un véritable succès », s’est réjoui Paul Demyttenaere, à l’issue des journées organisées les 1er et 2 septembre dans la région de Bruges (Belgique). Le directeur de la criée flamande Reo, co-organisatrice, a plaidé pour qu’une telle initiative puisse tourner à l’avenir dans d’autres bassins européens (1). Tous les bassins étaient là, sauf l’Italie. Les Bretons et les Normands étaient venus en nombre, tandis que le Nord-Pas-de-Calais ne comptait que deux représentants. « La région, située à quelques encablures de la Flandre Occidentale, ne considère-t-elle plus le chou comme une culture d’avenir ? », s’interrogeait-on outre-Quiévrain… Avec pour thème “Le chou, une culture d’avenir !”, les organisateurs flamands avaient concocté un programme varié alliant exposés, tables rondes et visites et ainsi réunir les bassins européens pour échanger sur des thématiques comme l’eau, la fertilisation ou les coûts de main-d’œuvre. Dominique Keersebilck, directeur commercial de Reo, entrevoit pour le chou « beaucoup de possibilités d’avenir ». D’autant que « l’Europe de l’Est est grand consommateur de chou blanc », ajoutait Paul Demyttenaere qui a expliqué vouloir « anticiper l’avenir du chou en Flandre Occidentale ainsi qu’en Europe ». Car les choses bougent. « Les surgélateurs européens privilégient l’Espagne au détriment de l’Europe du Nord dans leurs approvisionnements en brocolis », a fait remarquer Yvon Auffret, directeur du Cerafel. En cause ? Une mouche contre laquelle les producteurs français ne peuvent lutter faute de molécules autorisées en France, mais utilisée en Espagne. Côté choux-fleurs, les surgélateurs se tournent de plus en plus vers l’Est, notamment vers la Pologne. Des rencontres entre régions européennes peuvent être sûrement utiles. « Si on se parle plus et mieux et si on est assez ouvert les uns aux autres, on peut limiter nos différences », a témoigné à fld le directeur de Reo. « Il n’en demeurera pas moins que tous les bassins resteront en concurrence dans la compétition économique », a souligné cependant Yvon Auffret.

(1) Cette rencontre était organisée sur un modèle similaire à celui de la biennale de l’endive. La première initiative des producteurs flamands date déjà de 1999.

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