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Bretagne
Le Cerafel souligne le “fiasco” de la réforme de l’organisation économique

Dans un contexte 2010 satisfaisant en chiffre d’affaires, particulièrement en légumes bio, le comité breton regrette la perte de représentativité des AOPn.

L’AOP territoriale Cerafel Bretagne a tenu son assemblée générale le 8 juin dernier dans un contexte particulier. En effet, 2011 est à la fois l’année des cinquante ans de la Sica St Pol, une des organisations de producteurs constituant le Cerafel, et des quarante ans de Prince de Bretagne, la marque emblématique de l’AOP et de ses producteurs. Cette assemblée générale a bien évidemment été l’occasion de faire le bilan de 2010, une année qui s’est déroulée dans de meilleures conditions que 2009. En 2010, le chiffre d’affaires a connu une augmentation significative dans la plupart des produits. La production de légumes bio est en hausse : + 14 % par rapport à 2009 à 9 327 t, soit un chiffre d’affaires de 8,9 millions d’euros. La gamme choux contribue pour 54 % au chiffre d’affaires global du secteur bio. La plupart des grandes familles de produits affichent des volumes de production en hausse. Seule la pomme de terre primeur poursuit sont déclin : 12 468 t en 2010, contre 15 186 t en 2009 et 78 110 t en 2000 !
Au cours de cette assemblée générale, les dirigeants du Cerafel ont, comme l’année dernière, fait le point sur la réforme de l’organisation économique. Pour eux, « la réforme est un fiasco ». Le Cerafel considère que les AOPn ont « perdu en représentativité », qu’elles ne « rassemblent pas l’ensemble des OP ». Elles ne sont dotées « ni de moyens matériels, ni de moyens humains pour fonctionner ». « Au plan national, indique le Cerafel, le budget global de l’organisation économique est passé de 42 à 25 millions d’euros de 2006 à 2010. » Avec 18 millions d’euros, le budget du Cerafel représente désormais 72 % du budget total des AOP françaises. Les adhérents du Cerafel n’ont pas changé d’opinion. L’organisation économique doit reposer sur trois niveaux : l’organisation de producteurs, le territoire et le niveau national. Enfin, les producteurs ont pu faire un état des lieux des conséquences de la crise E. Coli : pour le Cerafel, les pertes s’élèvent à 2 millions d’euros par semaine.

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