Aller au contenu principal

Consommation
Le baromètre sur la confiance des fruits et légumes valide la politique interprofessionnelle

Même si les pesticides restent un sujet d’inquiétude important pour les consommateurs, ceux-ci conservent une forte confiance envers les fruits et légumes.

© Philippe Gautier

La dernière mouture du baromètre de confiance des fruits et légumes (période 2017), réalisé par CSA Research pour FranceAgriMer et Interfel, montre une fois de plus que les Français gardent une bonne opinion : 91 % pour les légumes et 90 % pour les fruits. Le baromètre tente de comprendre les facteurs de confiance et les craintes liées aux fruits et légumes. « C’est un outil qui nous a cruellement manqué lors de la crise de 2011, car il va au-delà du simple parcours achats. Cette quatrième vague montre une stabilité dans la confiance des Français envers les fruits et légumes, mais il faut noter que 21 %, un cinquième d’entre eux, ont moins confiance qu’avant et la principale source d’inquiétude demeure les traitements chimiques », analyse Valérie Sené, directrice Stratégie Communication et Marketing à Interfel. Ce qui ne constitue pas vraiment une surprise considérant les récentes actualités sur le sujet.

De plus, le mode de production (notamment l’agriculture bio) et l’origine des produits prennent de l’importance dans la confiance portée aux fruits et légumes : 35 % (+5 % en un an) pour le premier, 25 % (+8 %) pour la seconde. « Le consommateur se raccroche à des informations visibles, accessibles et facilement vérifiables. La maîtrise de l’approvisionnement, troisième critère à 19 %, entre aussi dans son besoin de réassurance. Le logo est une réponse à cela : les signes de qualité - Label Rouge, IGP, AOC - gagnent 13 % en un an », souligne Valérie Sené.

Un point intéressant du baromètre 2017 porte sur les acteurs qui permettent aux consommateurs de s’informer. « Traditionnellement, l’entourage est le principal vecteur. En 2017, nous avons noté que les associations de consommateurs arrivent au même niveau. Cela crédibilise la politique d’Aprifel. Les programmes courts animés par Mac Lesggy sur M6 ont permis d’exposer la population à des messages plus optimistes et de réduire la défiance vis-à-vis de nos produits. La visibilité de la filière manquait à ce jour. Aujourd’hui, les professionnels sont attendus dans la prise de parole. C’est un soulagement », reconnaît Valérie Sené.

Forts de ces enseignements, l’interprofession devrait faire évoluer ses actions : information sur tous les aspects sociétaux liés aux f&l, communication pour ce qui est de la transmission d’études, de bonnes pratiques… L’effort devrait aussi être porté vers les professionnels de santé, notoirement peu formés sur le sujet.

Valérie Sené : « Aujourd’hui, les professionnels sont attendus dans la prise de parole ».

Les plus lus

<em class="placeholder">Un champ de chou-fleur en Bretagne.</em>
Crise sur les légumes d’hiver : « Il faut que toute la filière fasse de la pédagogie sur le vrai prix des légumes »

La météo très douce, qui a accéléré les cycles de production tout en limitant la consommation, entraîne une crise sans…

<em class="placeholder">Vue extérieure du bâtiment de la casserie de l&#039;entreprise Escoute,  à Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne)</em>
Amandes dans le Lot-et-Garonne : la casserie d’Escoute au service de la relocalisation de la production

Le projet de relocalisation de la culture de l’amande dans le Sud-Ouest, porté par l’entreprise Escoute, vient de franchir une…

<em class="placeholder">Cédric Sanchez, arboriculteur à l&#039;Ile-Sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales.</em>
Clémentines en Pyrénées-Orientales : intégrer le risque de gel et de froid

La clémentine s’impose comme l’une des voies de diversification dans les vergers des Pyrénées-Orientales. Les références…

Maraîchage en région nantaise : l’automne trop doux génère une crise

Comme d’autres régions, le maraîchage nantais connaît une forte crise liée à l’automne trop doux qui a entraîné l’accélération…

<em class="placeholder">Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente. </em>
Maraîchage en Charente : « Je blanchis mes serres multichapelles une fois par an »

Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente, a témoigné de sa stratégie pour limiter les hausses de température sous abri…

<em class="placeholder">Régis Aubenas, producteur de nectarines et abricots dans la Drôme, président de l&#039;association Fruits Plus et élu à la chambre d&#039;agriculture de la Drôme. </em>
Arboriculture dans la Drôme : la reprise des expérimentations de la Sefra s’organise
La liquidation de la station expérimentale fruits Rhône-Alpes (Sefra), en juillet 2025, était « inévitable » selon…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes